SAINT SÉVERIN. V
au mcme jour, » Liicîllus demeura tout saisi : te Eh quoi! disait-il, ue su!s-je pas moi-même un vieillard décrépit el n'esl-ce pas à moi de partir le premier? » — < Il en sera comme je le le dis, lui répandit Séverin, et nos désirs humains sont comme un néant devant les décrets de la divine Providence** »
Depuis lors, il ne cessait de s'entretenir avec les siens de sa fin prochaine. Il leur parlait avec une douce sérénité du passage de cette vie dans rautre*. Mais celte pensée ne Fabsorbaît pas au point qu'il oubliât de les consoler en leur prédisant un avenir meilleur : « J'ai confiance, leur disait-il parfois, en la grâce de Jésus-Christ, mou Sauveur» Vous resterez unis pour son service, tous ensemble vous connaîtrez le calme dans une société pacifiée. A ma tombe il accordera les grâces qui conduisent à la vie éternelle, sans lui refuser celles qui consolent dans la vie présente ^ »
« Sachez, leur disait-il encore, sachez^le, mes frères, comme F Ecriture nous apprend que les fils d'Israël Turent tirés de la terre d'Egypte, vous serez arraches à Tinjuste domination des Bar-»
I, Mitg,^ XLl, I, a^ a. Eug., XL, 4.