‹ Saint Severin, apôtre du Norique (453-482)Chapitre 9 sur 64 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Arrivée de SéTrerin en Norique (4S4), — Il a'ëtabïîi d'aborti à Aaiura. — Insuccès de sa première prédicat ion. — Il

EAe rend a Comagène el sauve cette ville d'une infiirsîoii I des B.irborea. — Mystère qui entoure Ja personaalité de saint Scveriu. — Sa réponse au prêire Primenius qui rinterrogeûk sur ses origines- — Saint Séterin a-t-il eu un frère? — Saiût Se vérin fut^il prêtre?

I En Van 4^4 îïpi**:s Jésus-Christ, arriva dans Astura^ petite ville sittiée aux bords du Danube, sur les conGns de la Pannonie et du Norique, un homme que nul ne connaissait* Il n'était porteur d'aucune lettre de recommandation qui pût lui ouvrir une porte hospitalière. 11 se rendit cliexle portier de Téglise, vieillard au cœur simple et droit, qui ne lui refusa pas une place à son humble foyen II vécut là quelque temps sans que t rien attirât sur lui Tattention. Sa piétë^ sa fidélité à la discipline catholique, la pureté de ses mœurs, son zélé charitable \ lui gagnèrent seule-

stolicamque doctnnûm^ omni pietatt^ et caritate praféitui^ iti

ment raffecûon de son hôte qui conçut ponr lui la plus grande vénération. Or, voici qu'un jour cet homme obscur sort de son modeste logemenl, parcourt les rues de la ville, appelle à Téglise prêtres, clercs et laïques j à cet appel inatteudu, la foule s*y rend en eiïet. Alors, avec laccent de la plus complète humilité ^ mais de la plus ardente conviction, T inconnu avertit ses auditeurs qu'un péril imminent les menace ; les Barbares sont tout proches, Us vont tenter Tassant de la ville; que Ion ferme les portes^ que Ton se mette en défense, mais surtout et avant tout que Ton prie, que Ton se livre aux œuvres de pënîtence et de miséricorde. Dieu, à ce prix, détournera peut-être le coup qui se prépare. Mais 3 c'est en vain. Un peuple incrédule, tout à ses affaires et à ses plaisirs, méprise ses paroles. Les prêtres pas plus que les laïques ne veulent ajouter foi aux propos de cet étranger qui semble se mêler de prophétiser. Il

ronfestiçite caiholiesË fidsi \fcmrabiU propositum mncth operîbiis adimpUbat,

I, Eug-., ï, a,,, coepit tota ment h hum'd'Uate prnedlcert^ eie. It aembleniit, d'après le texte d'Eugîppitiâ cité dans h note précédente {venerablie propositum odlmpUbat]^ qu*il eût déjà commencé sa prédication, mais saaa trouver d'écho, la suite le mûnire atsez. Il fallut Teiemple d'Âslura pour donner crédit à sa parole» Il esi risible que cette population avait en horreur les jeûnes et les actes de pénitence que Se venu réussit plus tard a lui impo&er.

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