‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 125 sur 328 · C*est Anne d Autriche elle-même, selon M. Walkenaêr · texte numérisé non relu

C*est Anne d Autriche elle-même, selon M. Walkenaêr

demande quelle cause l'a porté à iqsister sur |des époques déjà éloignées et à poursuivre des personnages qu'il n^avalt pas connus personnellement. Cette haine inique s^explique pour nous par les relations du père de Saint-Simon ayeq Anne d'Autriche et son ministre. L'ancien favori de Louis XÏIIy mécontent de n'avoir pas obtenu la charge de grand -écuyer', qu'il prétendait lui avoir été donnée par le dernier roi, s'é-j loigna pour quelque temps de la cour et alla cacher son ressentiment dan3 son gouverneinent de filaye. Mais il n*^ resta pas pendant toute la régence d'Anne d^Autriche, comnié le ferait supposer le récit de son fils% il revint au contraire plusieurs fois se mêler aux intrigues dirigées contre Mazarin. Le ministre ne l'ignora pas, et c'est dans ses papiers que se trouvent encore aujourd'hui les lettres de Claude de Saint-Sinon à Chavigny, où se lisent les preuves manifestes de la cabale, dans laquelle tous deux entrèrent, et qui avait pour but de renverser ilazarin^ La Fronde terminée, Anne d'Autriche et Mazarin laissèrent Claude de Saint-Simon végéter di>8Cttrément dans son gouvervemeQl de Bky^^ et refusèrent de payer la somme qu'il réclamait pour des dettes contractées pendant les guerresde la Fronde. De là Tirritation de Claude de Saint-Simon, et les sentiments de haine qd'il- a transmis à son fils contre Mazarin et Anne d'Autriche. Il importe d'insister sur ce point : nous prouverons à Faide de documents authentiques qu'au lieu de se tenir enfermé à Blaye, comme le dit son fils» Claude de Saint-Simon vint à Paris en 1647 et en 1649. Son premier séjour fut signalé par un duel contre le marquis de Tardes, que l'auteur dés mémoires a raconté avec peu d'exactitude en s'en tenant aux souvenirs de son père. Le voyage de Claude Saint-Simon à la cour en 1649 fut plus important; on était alors en pleine Froade etTaneien courtisan, rompu aux hltriguea, se troai^a dans son élément. Ué atec la iactioo des princes» U trutte

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