Voy. tome 1 des Mémoiret de SaffU-Smon^ p. 70 «I
moment venu de renverser Mazarin et d'élever an pouvoir son ami Cbavigny. Hais tous ses projets furent déjoués, et fl n'eut que le temps de s*enfiiir précipitamment dans sa forteresse de fiiaye. Ces faits ont été complètement t)mb par l'auteur des Mémoires, qui présente son père comme un modMe de fidélité pendant la Fronde. U est nécessaire de rétablir la vérité. Commençons par le duel de Claude de Saint-Simon et de Yardes.
Le marquis de Yardes (René du Bec-Crépin), qui devint dans la suite le modèle des plus brillants et des plus ingénieux courtisans, était encore fort jeune à Tépoque de son duel avec Claude de Saint-Simon. Le motif fut une discussion pour la collation de certains bénéfices ecclésiastiques. Yoici comment Saint-Simon, Fauteur des Mémoires, a raconté ce duel : t Yardes, dit-il \ convint avec mon père de se battre à la porte Saint-Honoré', lieu alors fort désert, sur le midi, et que pour que ce combat parût une rencontre etparl'beureetpar tout le reste, le carrosse de M. de Yardes couperait celui de mon père, et que les maîtres, prenant la querelle des cochers, mettraient pied à terre avec chacun un second et se battraient là tout de suite; c'était pendant la régence, et en des âges fort inégaux*.
€ Le matin mon père alla voir M. le Prince et plusieurs des premiers magistrats de ses amis, et finit par le Palais- Royal faire sa cour à la reine. 11 afifecla d'en sortir avec le maréchal de Gramont et d'aller avec lui faire des visites au Marais. Comme ils descendaient ensemble le degré, mon