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DES MÉMÔÏRBS DE âAINT-SIMON. 405
toutes. Mais je !ùe promets que celte comphîsârice rengagera d'autant plus à me tenir parole, en n'ôniettKnt Hen de ce qu'il doitTaîre, pourétre un prince accompli et un panrtiiitémenf honnête honime. » * , . . x , . . .
La lettre suivante, adressée par le roi à Bossuet, prouve, qu'au commencement du carême de Fànnée 1678 la santé du Dauphin exigeait des soins particuliers ^ Louis XIV ne dédaignait pas d'entrer à ce sujet dans des détails minutieux :
^ MôU , Ifl 23 févriorJ67».'
c Monsieur l'évéque de Gondbm , Je ne me suis pas i)ressë de répondre à votrte lettré dû 14 de ce mdîi, parce que je n'ai rien à ajouter au résultat de la conférence que vous avez eue avec mon cousiii i'arthevèque de Paris. Onnepou^ vaît mieux faire, et même après Tavis du sieur Renaudot par 'écrit, que de laisser commencer le carême à mon fils, pour le continuer ou le rompre, selon l'état où sa santé se trouvera dans la suite. Je prie Dieu qu'il lui donne autant de force, que je suis sâr qu'il a de zèle, pour rendre cette soumission à l'Église. «
Enfin une lettre, datée du camp de Weteren-sur-l'Escaut (24 mai 1678) *, atteste la même sollicitude du roi pour Téducatfon du Dauphin, qui allait bientôt se tertntner. Il écrit à Monfausier : < Mon cousin, j'a! reçu toutes vos lettres; je suis bien aise que mon âls continue ses exercices av^c TappHcatton et le succès que vous me marquez. Il n'y a que votre maladie qui m'a donné de l'inquiétude ; mais je ne doute plus à présent que vous ne soyez bientôt guéri. Je le souhaite, non-seulement par le véritable intérêt que je prends à votre santé, mais aussi aBn que vous soyez plus en état de fortifier les bons sentiments de mon fils. »