‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 265 sur 328 · Cette lettre n'est pas datée · texte numérisé non relu

Cette lettre n'est pas datée

DES MÉMOIRES DE SAINT-SIMON. 5i3

« Je veux vous donner encore un jour cette semaine. Choiiiissez-le ; ils me sont touségaux.

« Je suis en peine de Mme de Dangeau*; est-ce quelque nouveau chagrin? Je n'ose m'en informer; oiais je souffre de son état.

« Je me porte fort bien. De votre chambre je voudrais que vous fussiez en état de venir vous délasser dans la mienne. >

La lettre suivante prouve combien était délicat le rôle de Mme de Maintenons que les princes et princesses prenaient pour intermédiaire dans les demandes qu'elles adressaient au poi. Ëcrivaat à Mme de Gaylus« amie intime, de la duchesse de Bourbon, fille naturelle de Louis XIY'9 elle se plaint des exigences hautaines de cette princesse :

« 9 nîars.

« Je. vous envoie U réponse que je. fais h Mme la Duchesse' qui ne m'a pas peu embarrassée; elle veut ce qui ne dépend pas de moi, et je ne comprends pas trop bien même ce qu'elle veut que le roi réponde. Je ne montrerai point sa lettre; elle me parait pleine de chagrin et de hauteur qui pourrait déplaire, et mon intention n'est pas de lui rendre de mauvais offices quand môme je le pourrais. Bonsoir, ma chère nièce, les princes sont des étranges gens, »

1. Voy. sur Mme de Dangeau les Mémoires de Sain^Simony t. I, p. 3S^

2. Voy. plus haut, p. 55, ce que Saint-Simon dit de cette princesse.

3. La correspondance imprimée de Mme de Maintenon n'est pas farorable à Mme la Duchesse. Elle écrivait le 19 juillet 1710 au duc de Noailles : •< Mme la Duchesse est dans son antre obscur et humide, ne se montrant gur^re, dédaignant nos plaisirs, insensible à nos malheurs, méditant sans doute notre perte à tous, t

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