Mémoires de NoailleSj édition citée, p. 312 et suiv
2. Voy. cet écrit dans les Mémoires de NoailUs^ p. 312 et suiv. M. Camille Rousset vient de publier la correspondance du maréchal de Noailles avec Louis XV. Ces lettres, dont les oripinaux autographes sont conservés au mi- j nisière de la guerre, sont une nouvelle preuve de Tiniquité de Saint-Simon,
lorsqu'il accuse le maréchal d'incapacité. I
En résuméi Saint-Simon n'a pas donné une idée véritable des relations qui existèrent entre lui et Adrien-Maurice de Noailles pendant la régence. Le contraste entre ses lettres et ses mémoires en est une preuve. EnGn le portrait qu'il a tracé du maréchal de Noailles n'est pas conforme à la vérité : ne rend justice ni à sa bravoure ni à sa capacité politique.
Nous terminerons par quelques notes sur les relations de Saint-Simon avec le cardinal de Noailles, archevêque de Paris et oncle d^Adrien-Maurice. Ce fut surtout à ToccasioD des affaires ecclésiastiques et de la Constitution Unigenitus que noire historien fut en rapport avec ce prélat. Saint-Simon était à la recherche de docteurs qui pussent loi fournir des renseignements sur ces matières, ainsi qu'on Ta vu plus haut*. On lui parla d'un docteur Petilpied, qui avait été forcé de quitter Paris. Il pria l'archevêque d'autoriser Petitpied à y revenir. C'est à cette occasion que sont écrites les deux lettres suivantes ^ :
« Ce 4 mai 111$,
« y. Em. est sans doute informée que S. A. R. uomma au
conseil de lundi dernier cinq commissaires dont elle voulut que je fusse l'un sur l'affaire des bulles •. Mon ignorance en cette matière m'oblige à recourir aux lumières que je crois les meilleures parmi lesquelles j'ai grand besoin de celles de M. Petitpied, qui, après divers ordres par écrit, n'en a plus qu'un verbal de ne demeurer pas à Paris et se tient à Asnières. S. A. R., à qui j'en viens tout présentement de parler, m'a donné un consentement très-facile à ce qu'il revienne tout à fait à Paris, pourvu que vous ne vous y opposassiez pas, et m'a appris que c'est vous qui avez désiré son éloignement. Je ne connais point ce docteur que sur la ré-