Ibid,, p. 370-371. — 7. Ibid., p
diYec ravissement* que le prince goûtait ses idées. Il se mit en rapport avec Fénelon qui avait gardé un grand empire sur son ancien élève'. La duchesse de Bourgogne ne tarda pas à être dans le secret des entretiens particuliers de son mari avec Saint-Simon', et elle lés approuva, quoiqu'elle n'eût eu jusqu'alors qu'un penchant médiocre pour ce personnage^
Un des résultats les plus utiles de l'influence de Saint* Simon sur le duc de Bourgogne, fut le rapprochement qu'il ménagea entre ce prince et le duc d'Orléans*. D réussit vers le même temps (1711) à réconcilier sincèrement le duc de Beauvilliers avec le chancelier de Pontchartrain*. La cour, si attentive au soleil levant, s'apercevait de la faveur nouvelle de Saint-Simon, malgré le mystère dont il s'entourait. Les habiles cherchaient à s'assurer de son amitié. De ce nombre fut le duc deNoailles\ « J'imaginai bien, ajoute Saint-Simon*, que ce n'était pas, comme Ton dit, à mes beaux yeux que je devais les avances et les recherches empressées d'un homme avec qui je n'avais jamais vécu et que les ailes de la faveur avaient si continuellement porté dans des routes brillantes, tandis que je rampais. Je crus bien qu'il voyait derrière moi M. le duc d'Orléans, M. de Beauvilliers, peut-être le Dauphin dans le lointain, et qu'à tout hasard il avait envie de me ramasser par le chemin. »
Cette brillante faveur <lura peu : la mort presque subite de la duche«se de Bourgogne' fut bientôt suivie de celle de son mari". Ce malheur abattit Saint-Simon. «Je voulus tout quitter, dit-il ",et me retirer de la cour et du monde, et ce fut tout l'ouvrage de la sagesse, de la conduite, du pouvoir de