Mémoiret de SaifU-Siman, t. XVI, p. 3U, 313, 360 et suiv
donné à M. le Duc la surintendance de l'éducation du roi, il lut entouré et félicité comme le principal auteur des changements qui venaient de s'accomplir ^ L'élévation de M. le Duc au rang de premier ministre ne parut pas d'abord avoir changé ses dispositions à l'égard de Saint-Simon. A la première entrevue, il l'accueillit avec empressement^. Dans une seconde audience, il lui témoigna encore beaucoup d'amitié et l'engagea à venir le voir*. Mais dès le lendemain, l'évêque de Fréjus, Pleury, ancien précepteur du Roi, alla visiter Mme de Saint-Simon, et lui fit entendre que le séjour de son mari à Versailles ne plaisait pas à la cour \ Le secrétaire d'État la Vrillière s'expliqua dans le même sens et plus nettement encore *. « Il ne m'en fallait pas tant, dit Saint- Simon, pour me confirmer dans le parti que de longue main j'avais résolu de prendre. Je m'en allai à Paris bien résolu de ne paraître devant les nouveaux maîtres du royaume que dans les rares nécessités ou pour des bienséances indispensables. »
Depuis cette époque, Saint-Simon habita ordinairement Paris ou son château de la Ferté-Yidame, près de Chartres. Il occupait à Paris une maison située rue Saint-Dominique, près du noviciat des Jacobins (aujourd'hui Musée d'artillerie). Il parle plusieurs fois dans ses mémoires de cette habitation *. « Je logeais alors, dit- il à la date de 1717 ''/dans une maison des Jacobins, rue Saint-Dominique, dont la vue était sur leur jardin où j'avais une porte. » Ce jardin des Jacobins occupait un vaste espace de terrain et s'étendait vers la rue des Saints-Pères, où était et est encore aujourd'hui l'hApital de la Charité. Saint-Simon dit, en effet' : •» Mon père, et moi après lui, avons logé toute notre vie auprès de la Charité. »
Cette maison qu'occupait Saint-Simon dans la rue Saint-