Ibià,, t. XIV, p. 171. — S. Ibid., IV, p. n
Dominique était laide, si Ton en croit le duc de Luynes ^ Vers la fin de sa vie, Saint-Simon loua dans la rue du Gherche-Hidi un h6tel qui appartenait aux Filles du Saint- Sacrement ^. Il y avait alors dans ce quartier éloigné de vastes habitations avec jardins et dépendances. Telle était probablement la maison occupée par Saint-Simon; il s'y trouvait une chapelle particulière, où fut célébré quelques années plus tard le nmriage de sa petite-fille avec le chevalier de Matignon, qui devint comte de Valentinois*.
Après avoir renoncé aux afiEsiires publiques, Saint-Simon s'occupa exclusivement de sa £amille et de ses mémoires. Dès 1722, il avait cédé sa dignité ducale, la pairie et la grandesse, à son fils aîné. Il avait marié, la même année, sa fille Charlotte de Saint-Simon au prince de Ghimay \ Ce mariage ne fut pas heureux. Voici comment Saint-Simon parle de la tournure de sa fiUe et du caractère de son gendre : < Il y a des personnes faites de manière ^ qu'elles sont plus heiv* reuses de demeurer fiUes avec le revenu de la dot qu'on leur donnerait. Mme de Saint-Simon et moi avions raison de croire que la nôtre était de celles-là, et nous voulions en user de la sorte avec elle. Ha mère * pensait autrement, et elle était accoutumée à décider. Le prince de Ghimay, ajoute Saint-Simon, était un homme très-bien fait, d'un visage très-agréable, dont l'air et toutes les manières sentaient le grand seigneur : aussi l'était-il par de grandes et belles
1 . « n loge depuis bien des années dans une vilaine maison appartenant aux Jacobins, dans la rua Saint-Dominique. * Mémoires du due de Luynes, à la date du 13 février 1753.