‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 8 sur 328 · Mémoires du dur de Luynes, t. XIV, p. KiGei suîv · texte numérisé non relu

Mémoires du dur de Luynes, t. XIV, p. KiGei suîv

vin PRÉFACE.

ment subêUtué sa petite-fille à ses créanciers^ c'est la loi qui régissait alors les terres féodales. Les biens substitués étaient inaliénables. Qu'on approuve ou qu'on blâme cette loi, on ne peut en imputer les consécjuences à Saint-Simon . Avant d'incriminer un historien^ dont la réputation d'honnête homme a été généralement respectée, il faudrait èU*e bien sûr des faits qu'on allègue. Le duc de Luynes^ loin d^attaquer la probité de Saint-Simon , le qualifie d'homme très-respectable ^ et déclare qu'il ne voulut pas conserver la pension de 20000 livres attribuée aux anciens membres du conseil de régence'» Il &ut donc le reconnaître, la réaction contre Saint-Simon a ici dépassé les bornes de la justice et de la vérité.

Pour moi , j espère apporter dans cet examen une entière impartialité. Je persiste à croire à l'honnêteté de Saint-Simon, tout en signalant ses exagérations et ses violences de langage. Je suis de l'avis des historiens qui pensent qu'on ne doit admettre ses juments qu'après les avoir soumis à un contrôle sévère, et j'ai tenté de le faire pour un certain nombre de faits qu'il a avancés.

Il faudrait, pour compléter ce travail, avoir entre les mains la correspondance de Saint-Simon. Si on pouvait l'opposer à lui-même, confronter ses impressions du moment avec les souvenirs de sa vieillesse, on le prendrait souvent en flagrant délit de contradiction. Le

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