PRÉFACE. IX
petit nombre de lettres qu'il nous a été permis de consulter et de citer prouvent que ses opinions religieuses se modifièrent avec Tâge et que ses antipathies contre certaines personnes étaient loin d'être aussi vives qu'il le prétend dans ses mémoires. Lemontey, qui avait eu entre les mains la correspondance de Saint-Simon, dit qu'elle est volumineuse et dun grand intérêt. Après avoir parlé de ses mémoires et de ses additions au journal de Dangeau, il ajoute^ : « Il &ut y joindre une correspondance immense et variée. » Et plus loin* : « Sa correspondance^ qui dura toute sa vie, offire à Thisto** rien un aliment plus pur et plus substantiel ; quelquefois elle eiplique ou rectifie les injustices de ses mémoires. Au lieu de réminiscences équivoques, on y entend, pour ainsi dire en présence des faits, le langage de rhomnie vrai et du citoyen courageux. » Espérons que Ton pourra un jour consulter cette correspondance, qui^ à Tépoque de Lemontey^ était conservée dans les Archives des affaires étrangères.
A défaut des lettres de Saint-Simon, on doit comparer à ses mémoires la correspondance de contemporains célèbres. Ainsi les lettres de Mme de Maintenon, celles de Louis XIV et du duc de Noailles, de la Palatine, seconde femme du duc d'Orléans, du maréchal de Yillars, du duc de Vendôme, de Fénelon; du maréchal de Tessé^ de Louville et d'autres personnages de la fin du