iWd., p
3. Mémoires de Saint-Simon, t. XII, p. 302. — Voy. aussi Journal de Barbier, à la date de septembre 173).
4. Recueil de Maurepas (Bîb. Imp. manuscrits.), t. XVIII, ^ 207.
5. Ces mots qui répondent à ce que d'Argenson dit d'Angervilliers se re- Ironrent dans d'autres passages :
On peut bien sans être indiscret
Vous tracer ici le portrait
D'un ministre dont Timpadence
Compose un fat asseï comptet.
Son soarlre est une faveur
Quand d'un air bourgeois et moqoenr
Il vous dit une impertinouce.
(Même recueil, p. 87 )
142 BIOORAÏ^HIE
De ces deux maussades magots Qu'on va voir sortir de nabots !
Que d'impertinents ! que de sots !
Que de suffisants! que d'escargots!
Qu'ils auront d'illustres aïeux !
Saint-Simon avec Bavin' s'allie;
Que ce grand duc est heureux!
Quand du ministre il s'appuie Peut-il faire mieux?
On lit encore dans une autre chanson du même temps^ :
Le pauvre monsieur Bavin , Alors voulut un gendre ; Le pauvre monsieur Bavin Prit des Bassets le plus vilain *, Quel soutien pour la guerre Que son père et son frère !
Dès qu'on Jes verra, Chacun tremblera , L'ennemi fuira.
Ce mariage n'eut pas de suites heureuses, si Ton en croit d'Argenson^; dès l'année suivante il était question, d'après son récit, de faire enfermer la marquise de Ruffec. « Son mari, surnommé Bassety avait compté la fixer ; ces deux magots s'aimeraient tant, disait-on, que ce serait un ménage exemplaire. » Mais on accusait la marquise de Ruffec de galanteries et de couplets satiriques dirigés contre la princesse de Rohan'^. « Sur cela, ^youte d'Argenson, il a été grandement question de l'enfermer. M. son père l'a juré ainsi ; mais il a trop d'affaires pour lui-même. Pour le mar-