Méfnoires de SainUSimon, t. XVIT, p
tous ses emplois ainsi que sa probité. > Tous les contemporains ne font pas le même éloge d'Angervilliers. Le marquis d'Argenson, qui, à la vérité, était un de ses compétiteurs à la place de secrétaire d'État S dit qu'il aurait pu être un minisfre utile, mais qu'il manquait d'application et préférait être un petit-maître très-plat et très-bourgeois *.
La fille de M. d'Angervilliers avait été mariée en premières noces au fils du président Ue Maisons, qui fut enlevé par la petite vérole à trente-trois ans en 1731 *. De ce mariage était né un fils, qui mourut un an environ après son père. Lorsqu*en 1733, le marquis de Ruffec épousa la veuve de Maisons, les courtisans ne l'épargnèrent pas; la petite taille âes époux et la fatuité du ministre provoquèrent des chansons satiriques. En voici quelques extraits^ : -
Chantons, dans un second couplet, L'hyDQen , politique projet , De notre chancelant ministre , Si bien dit fat assez complet*.
II unit avec son laidron Un échappé de Sainl^-Simon, A mine chétive et sinistre, Un vilain boudrillon.
1. Mémoires du marquis â^Ârgenson, 1. 1, p. 64-65 (édition de M. Bathery puUiée par la Société dliistoire de France).