‹ Saint-Simon et le saint-simonisme: cours professé à l'école des sciencesChapitre 15 sur 30 · Œ«vTt$, t. XXI, p. 16t · texte numérisé non relu

Œ«vTt$, t. XXI, p. 16t

SO SAINT-SIUON

même genre qu'il demande entre les industriels et les Bourbons. Deux intérêts doivent les rapprocher : la crainte des révoludons, la crainte de la guerre. Pour éviter les révolutions, la royauté doit se jeter dans les bras des industriels -, pour éviter la guerre, Geux>ci doivent se garantir des séductions du parti militaire, insidieusement uni au parti libéral, et se rallier an parti des Bourbons. Il invite le roi à se déclarer <■ le premier industriel du royaume, > et à consommer cette révolution par ordonnance royale. Le goût des saint-simoniens pour la dictature et pour le pouvoir absolu commence à se révéler trësnettement dans les lettres de Saint-Simon adressées au roi. « Le progrès, dit-il^ ne se fait que par deux moyens ; les révolutions ou la dictature. Or la dictature vaut mieux que la révolution '. » 11 ajoutait enûn que la royauté n'avait tiuUement à se préoccuper du prétendu dogme de la souveraineté du peuple, que ce dogme n'était qu'une antithèse opposée i celui du droit divin ou de la grâce de Dieu, que ces deux dogmes étaient réciproques : « Ce sont les restes de la longue guerre métaphysique qui a eu lieu dans

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