‹ Saint-Simon et le saint-simonisme: cours professé à l'école des sciencesChapitre 28 sur 30 · NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR SAINT-SIMON · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR SAINT-SIMON

C'est seulement en 1814, qu'après des tentatives inutiles faites auprès de M. de Redern, il se rapprocha de sa famille, rattachée au principe de la légitimité : il réussit à obtenir quelques arrangements pécuniaires et une pension modeste, qui fut sans doute sa principale ressource jusqu'à sa mort. Nous le voyons sous les Oent-Jours nommé par Carnot sous-bibliolhécaire à la bibliothèque de l'Arsenal ; il n'y resta que quelques mois.

A partir de ce moment, sa vie est toute littéraire et ne se compose plus que de la suite de ses publications, que nous énumérerons plus loin.

L'un des épisodes de cette période fut son fameux procès, en 1819, à l'occasion de ces pages aristophanesques intitulées par Olinde Rodrigues Parabole de Saint- Simon, et qui ne sont que le programme de la publication intitulée : l'Organisateur. Saint-Simon fut acquitté. Il était alors lié avec toute l'opposition libérale, et notamment avec les directeurs du Censeur européen, MM. Comte et Dunoyer. C'est dans ce journal qu'Augustin Thierry, l'un des secrétaires de Saint-Simon, publia en 1820 ses Lettres sur l'histoire de France, qui firent une révolution dans la méthode historique de notre siècle.

En 1823, nous avons à signaler dans la vie de Saint-Simon un acte de désespoir, dont la cause est restée inconnue. U essaya de se tuer en se tirant un coup de pistolet. Il se manqua; mais il resta privé d'un œil,

Saint-Simon, dans ses diverses publications, eut un

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grand nombre de collaborateurs, dont quelques-uns sont célèbres; nous avons déjà nommé Augustin Thierry : nous devons nooimer aussi Auguste Comte, le Tameux chef de l'écple positiviste. Celui-ci se brouilla avec Saint-Simon à l'occasion du 3° cahier du Catéchisme industriel, dans lequel Auguste Comte parait avoir substitué ses propres idées à celles de son maître.

C'est seulement en 1825 que l'on voit commencer une sorte d'école de Saint-Simon; parmi les disciples qui se groupent alors autour de lui, on voit Olinde Rodrigues, le Dr Bailly, Léon Halévy, J. B. Duvergier'. — Enfantin ne vit Saint-Simon qu'une seule fois.

11 mourut le 19 mai 1835 à l'âge de 65 ans. U laissait une ilUe naturelle, nommée Mme Charon.

On assure que l'aulopsie du crâne faite par le Dr Gall, découvrit un cerveau d'une surface considérable, et très-riche en circonvolutions. Les discours prononcés sur sa tombe par ses disciples attestent l'enthousiasme qu'il avait fmi par inspirer autour de lui. Il est qualifié ■ d'homme de génie » et de <i grand homme. > On voit que, malgré les épreuves douloureuses et même humiliantes de sa vie, il avait fini par s'imposer. Il mourut avec la certitude de laisser un nom, et une grande trace dans l'histoire de son siècle : et les événements n'ont pas démenti ce pressentiment.

l. M. Duvergler, le dernier des amis survivants de Saint-Simon, vient de mourir k l'âge de ïC noa.

NOTICE BIBLlOORAFHigUE '.

1803. Let^e d'un habitant de Genève à ses contemporains. Broch. in-12, 103 pages; sans lieu ni date, ni nom d'auleur. Cet ouvrage a été publié pour la première fois par Olinde Rodrigues en 1833 — sous la date 1802 — mais le Journal de la librairie donne 1803- {Œuvres de Saint-Simon publiées par livraison; 2 livraisons seulement ont paru). Olinde Rodrigues lui-même en 18^ n'en connaissait pas l'existence; mais l'authenticité est prouvée par une lettre autographe annexée à l'exemplaire envoyé au Premier consul et acheté par Lambert-Bey.

1807. Correspondance avec M. de Redem.

i. Celle nollcâ est l'cilraU de loules les notlc«a bibliographiques beaucoup plus dëlailJéea. dméminËcs dans un grand oombi-e de volumi s de In collwtiOD des Œuvrtt dt SaM-Simon et d'Enfantin .

1807. Introduction aux travaux scientifiques du WX" siècle. 1 volume, 118 pages.

1808. Le même, en 2 volumes : le premier, 384 pages; le deuxième, 137 pages; analysé par Olinde Rodrigues, dans le Producteur (F. 11 1 , pages 86 à 109, 281 à 301), publié par Leuionnier {Œuvres choisies).

Lettres au bureau des Longitudes par livraisons. — 3 livraisons. La première comprend la Vie de Saint- Simon par lui-mSme, publiée plus tard par Olinde Rodrigues.

1809. Nouveau manuscrit sur sa vie et ses travaux jusqu'en 1808. — Publié dans la nouvelle édition (t. XV, page 88). Olinde Rodrigues a donné ce supplément avec des variantes. U a dû avoir un autre manuscrit.

1810. Esquisse d'une nouvelle encyclopédie ou introduction à la philosophie du XIX° siècle, 8 pages in-l". Publié dans la nouvelle édition (t. XV, page 89).

Nouvelle encyclopédie, par H, de Saint-Simon; première livraison servant de prospectus avec une épttre dédiée à son neveu, Victor de Saint-Simon, désignée sous le nom de Lettre à son neveu (t. I, page 96).

— De cet ouvrage, composé de 28 pages, on ne donne qu'une page intéressante pour les idées religieuses de Saint-Simon {t. XV, page 106).

Histoire de l'homme. Premier brouillon, introduction 2" cahier; (récrit précise : fait le premier); in-4', 57 pages. — Contient des idées astronomiques qu'il a depuis abandonnées, non réimprimé.

1811 et 1812. NouveUe correspondance avec M. de

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