Voir II Utlra à Duvcyritr »ur I« Calme
DES ËCRIT3 DB SAINT-SIUON 9 .
crise saint-sîmonienne. Plus tard, il est revenu à UQ ton plus humain et plus terre-à-teire. Le politique l'emporta sur le mystique; mais celui-ci c'a jamais abdiqué, et le ton de prédicateur a toujours subsisté jusqu'à la fin, comme il s'est communiqué du reste à la plupart de ses disciples, qui ont toujours coDserré quelque chose du missionnaire et du voyant.
Quelque curieuse étude que puissent fournir la personne et la figure de celui qu'on a appelé le père Enfantin, nous répétons que ce qu'il y a de moins connu dans le saint-simonisme, c'est Saint-Simon ; et il est  regretter que ses disciples n'aient pas saisi l'occasion qui leur était ofterte d'élever à leur premier maître,, an vrai fondateur de l'école, un monument durable dans une publication tout à fait complète de ses œuvres. Celui d'entre eux qui s'était chaîné du travail nous dit lui-même qu'il n'a pas voulu donner celte édition, qu'il s'est boméà en préparer les matériaux. Se retrouvera-t-il jamais quelqu'un pour une telle entreprise? Il faut reconnaître cependant que le nouvel éditeur aura singulièrement facilité la tâche par les recherches bibliographiques auxquelles il s'est livré , et par le travail critique
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dont il accompagne' sa pnUication *, travail d'une abondance et d'une précision de détails des plus méritoires quand oa songe à la difOcullé de l'œuvre : i) mentionne, il parait avoir recueilli, et même posséder encore entre les mains la mMndre feuille d'impression sortie de la i^ume de Saint-Simon ou de celle de ses collaborateors -, c'est là une colleetioa précieuse qui, nous l'espérons, ne sera pas perdae, et pourra rejoindre un jour les archives saint-simo* nJennes. Cependant, malgré tous ces malériaui, aa n'a cru devoir nous donner encore qu'une édition choisie, beaucoup phis riche, je le reconnais, qufaa- • cmoe des précédentes, mais q»i ne laisse pas de présenter de notables lacunes. C'est ainsi que les écrits de Saint Simon relatifs à la ^losophie générale et aux sciences et qui l'ont sccupé pendant tout le temps de l'Empire, écrits intéressants en ce qu'on pent y trouver le point de départ de ta philosophie poûtive, ne nous sont donnés qu'en résumé '. C'est ainsi
t. Od Ironvera k l'Àpptndies dd résnmé de ce IraitiiF.
2. On trouvera ces écrits avec un ForlraiE de Snint-SImon dans l'édition en troie volumes in-12, publiée i Bruiollea en t869 p«r M. Lemoonier. L'éditeur y a ajouté une grande élude sur les doctrines de Saint-Simon. Quant aux rapporis de Sbiint-Simon avec la phUosophia positive, on peut coosuller le livre de M. LiUré, Jugutl» Comte et la phUosophit foiitivt, ch. V, p. 74.