DES ÉCRITS DB SAINT-SIMON
qae le Catéchisme industriel, déjà réimprimé san& doute, nma ea pactie sealentent, avait été omis par l'éditenrr et vient seaLemenl d'être publié à la suite des lettres cTEnfantia, séparé ainsi des antres «ovres de Saint-Simon par toute l'œuvre de celoi-là '. C'est aiau encore ifue l'éditeur ne axma a pas donsé la troisième partie du Système indmtriel, ni dans la secmde, la Lettre à messieurs le» ouvriers, trèa-significaiive, car elle indiqae le monent oîi Saint-Sinwn a conmeneé' à se tourner vers le prolétariat; onipeal signaler «neore d'antres lacnnes. En&i il semble qs'vDW édition de ee genre dev^t comprendre iie>seadement ce que Sùnt-Stmon amùt écrit Uii-4ft£nia, cfr^ui do reste est très-difficile à coDStaLer ^, mma emore tost ce qui avait été publié sous sa directioB et fait par conséquent partie de son œuvre , par eiH^Ie les Opvaitms littéraires et pfmlosophiqmm.
t. C'a* M. Laurent cia l'Artèohe qn\ a repris ici l'édWion. II ■ introduit Bveo raison àana son dernier tome le troiaième cubier àa CWMXnne induitriel, qui est de 11 main d'Auguste Comte, et qui S Hé l'occa^n de la rupture entre les deux phïloBophea, mais qui doit làlre'partie inl^note dea CBbvrea de l'an et de l'autre.
2. Par exemple, lea Ltt&a à un AmérUoin (I. 11 de Saint-SlmoD, XVIII de lu colteplion) sont dotinées par l'édileur cutnme de Salnl-Simon, tandis que M. Chsrle» DuQOjer, trèa en mesure d'61re bien informé, nuua apprend qu'elles sont l'œuvre do M. Magnien, piOtlÊmiar de philosophie lŒuvrt$ de Ch. Dvmoytr, t. Il, Noliei» A'ieûnamie totiaU, p. ISiJ.
OÙ rien n'est de sa main, mais où se trouve un« exposition large et élégante de ses principales idées. Comme les plus vieux philosophes de l'antiquité, Saint-Simon est un nom et un mythe qui embrasse plusieurs personnes diverses, les unes dont il a emprunté la plume en leur suggérant ses idées, les autres dont il empruntait les idées en fournissant la plume : il s'appelait I^ton. 'Comme Pytbagore, on ne sait an juste ce qui lui appartient en propre dans sa doctrine, sauf le soufQe inspirateur ; mais par cela seul il a mérité d'être la raison sociale de s^ collaborateurs : les plus grands, les plus célèbres, Augns- Un Thierry et Auguste Comte , ne sont encore que lui-même tant qu'ils ont écrit sous sa direction. Ils n'ont eu de personnalité, et n'ont droit à leur propre nom que lorsqu'ils l'ont eu quitté >.
Malgré ce qui peut manquer à l'édition nouvelle pour satisfaire la curiosité de l'érudit, reconnaissons qne ce qui est publié constitue la partie la plus notable de l'œuvre de Saint-Simon, œuvre presque ignorée, et fournit amplement de quoi nous former aujourd'hui une idée complète et fidèle de la philosô-
1. Aag. Thierry a d^nè de aaa nom pluslears des oavragea de BOD mtttre, en ; ajoutanl celle (dngullèié qnaliBcaUon : fih adoftif d'Bmri dt Saint-SiniDn . *
DBS ÉCEITS DU SAINT-SIMON 13
phie sociale de ce réformatear, et lui restituer sa véritable part, trop confoadue dans les additions et exagérations de son école. Autre chose est \i doctrine de Saint-Simon, autre chose est le saiat-simonisme. C'est cette philosophie sociale de Saint-Simon que nous essaierons d'ahord de dégager dans les pages qui suivent, avec ta même fidélité et le même désintéressement que s'il s'agissait d'une philosophie du moyen-àge ou de l'antiquité.