‹ Saint-Simon et le saint-simonismeChapitre 9 sur 23 · Ch. Dunoyer {Œuvres, t. II, ^''oticen, p. 43, i'i · texte numérisé non relu

Ch. Dunoyer {Œuvres, t. II, ^''oticen, p. 43, i'i

narisme. Dans Saint-Simon, l'opposition des travailleurs et des oisifs était poussée bien plus loin : parmi les oisifs, il rangeait expressément les rentiers, c'està-dire ceux qui reçoivent un revenu sans travailler^ ne se préoccupant pas d'ailleurs de savoir si cette rente était faible ou forte, si elle était la récompense d'un travail antérieur et le prix d'un repos mérité. Néanmoins il est juste de reconnaître que, malgré ses attaques contre les oisifs, Saint-Simon n'a jamais eu la pensée de proscrire ce qui a été l'objet de si violentes attaques, à savoir le capital. Il n'a jamais appelé du nom d'oisifs ceux qui, étant à la tète d'une industrie^ d'une banque, font valoir eux-mêmes leurs capitaux. Bien au contraire, ce sont toujours les principaux capitalistes, comme il les appelle, les principaux banquiers qu'il met à la tête de sa société, et son système n'est en réalité qu'une ploutocratie; mais c'est assez en esquisser le trait général, le but final et les tendances caractéristiques. Il est temps de passer aux moyens d'application : c'est ici que l'on touchera du doigt le caractère utopique et chimérique de ses conceptions.

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