I. Cat., 3i, ii
L'allocution finie, comme si ce travail avait rendu au malade la guérison, Théodore put aller à l'église, offrir lui-même le très saint sacrifice, donner à tous ceux qui étaient présents la sainte communion; puis, longtemps, il s'entretint avec ses moines de sa maladie et de son prochain départ. Avec l'économe Naucrace qu'il fait ensuite venir, il fait la revue de sa gestion et lui remet tous les papiers de la maison. Le surlendemain, sixième jour de novembre, il eut encore la force de célébrer la divine liturgie, de prendre part à la psalmodie et aux prières accoutumées. Mais, pendant la nuit, une crise survint, très douloureuse, qui fit croire à l'imminence delà mort, mais pourtant s'apaisa. Le jour apparu, Théodore rassemblant tous ceux qui étaient là, leur dit l'adieu suprême : « Mes frères et mes pères, ce calice est commun à tous les hommes ; tous nos pères l'ont bu, je vais le boire à mon tour, et je m'en vais vers mes pères. Voyez le testament que j'ai écrit pour vous. Gardez votre foi inébranlable et votre vie sans tache. Je n'ai rien h ajouter, vous ayantinstruits auparavant de tout ce qu'il était nécessaire de vous dire. Faites mes adieux pleins de respect etde vénération à notre seigneur le patriarche, aux autres pères, évêques et prêtres du Christ, aux confesseurs qui ont souffert persécution pour le Seigneur, à tous nos frères, amis connaissances et parents, grands et petits, qui ont lutté avec nous dans les combats pour notre foi'. » Puis, l'un après l'autre, ses moines approchèrent, et il les embrassa.
Le bruit de la maladie de Théodores'étantrépandu dans les environs, une grande foule de peuple vint le