‹ Saint Théodore (759-826)Chapitre 75 sur 94 · I. j4cta Sanct.j t. II, nov., 35^, J^o · texte numérisé non relu

I. j4cta Sanct.j t. II, nov., 35^, J^o

la veille, et dont voici le touchant exorde : « Mes frères et mes pères, je suis tombé malade, puis de nouveau grâce à vos prières me voici rappelé à la vie. Mais jusquesà quand va durer pour moi ce « de nouveau » ? En tout cas, le jour de la mort arrivera où il n'y aura plus place à ce « de nouveau », et qui me séparera de vous et m'enlèvera de ce monde. Ne pensez pas toutefois que vous serez des orphelins, car il ne trompe pas, celui qui a dit : « Je ne vous laisserai pas orphelins » (Joan., XIX, i8) et encore : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles » (Matth., XXVIII, 20). Oui, nous nous reverrons en ce jour-là ; fasse Dieu que ce soit dans la joie ineffable et dans la vie sans fin ! Quant à ce que j'ai souffert dans cette maladie, vous le savez : le froid m'a pris, puis des grelottements irrésistibles, puis une fièvre ardente qui m'a couché tout un jour. Dans mes douleurs, je songeais aux peines réservées après le jugement à l'homme coupable, et je me représentais les souffrances intolérables que la colère de Dieu prépare aux pécheurs. Maintenons-nous donc dans la crainte et la frayeur de tomber dans ces châtiments indicibles. » Et c'est toute l'allusion que l'higoumène fait à sa maladie. Et l'exhortation continue, calme et sereine comme en un autre temps, louantceux-ci des vertueux exemples qu'ils répandent autour d'eux, reprochant à d'autres de déshonorer leurvocation monastique, les adjurant tous, avec les accents de la plus tendre affection, de demeurer fidèles à la vérité et à la vertu afin que, par eux, les impies eux-mêmes arrivent à la connaissance de la vérité*.

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