I. Ép
Quelle tristesse pour votre maison, pour vos amis, pour voire parenté; quelle tristesse surtout pour son grand-pcre le seigneur Patrice, et pour « madame » la prolospatliaire sa grand'mère'.
Un directeur d'orphelinat, Léon « Torplianotrophe » avait perdu l'un après l'autre ses trois fils; pour essayer d'adoucir un peu cette inconsolable douleur, Théodore écrivait au père infortuné cette lettre d'une simplicité si émouvante : « J'aurais voulu venir moi-même prendre ma part du malheur qui vous arrive en votre cher et bienheureux enfant, et pleurer avec vous, autrement que par lettre, votre malheur et m'associera votre deuil. Oh! quelle pitié, quelle douleur stupéfiante d'être encore privé de ce fils après votre autre fils, de perdre le trésor de votre vie, la richesse de ses parents, fruit si désiré de sa mère, œil joncux de votre maison, parure de sa grand'mère, orgueil de toute sa famille! Un premier fruit vous était venu; il a été ravi avant maturité des mains maternelles. Un second vous naquit, une mort amère vous l'enleva à son tour. Le troisième rejeton avait poussé, consolation des autres, il florissait plein (le beauté, il allait avoir trois ans, et les âmes de ses parents étaient suspendues à sa personne. Mais hélas! quel malheur! car la douleur me coupe la parole; il s'en est allé, lui aussi, loin des yeux de ses parents, et, ce qui est plus pitoyable, en l'absence de son père. Mais qu'est-il besoin de dramatiser votre malheur? Votre cœur est déchiré, le cœur de son père, de sa mère, le cœur de sa grand'mère et le glaive de douleur vous a transpercés; et votre douleur inexprimable, ce n'est pas un homme