‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 25 sur 372 · Ci-dessus, t. i. page 37q · texte numérisé non relu

Ci-dessus, t. i. page 37q

bien accepter pourtant, et Herbert partit sur-le-champ.

Il n'eut pas à chercher le Roi fort loin : Louis Vil était précisément dans les environs de Pontigny, en route pour Chalon-sur-Saône (i). Dès que Herbert lui eut appris la démarche de l'abbé de Cîteaux et la résolution prise en conséquence par l'Archevêque de quitter sa résidence actuelle, le bon prince ne put se contenir :

« En vérité, s"écria-t-il, je crois que nous verrons « bientôt faillir les Anges ! »

Mais l'indignation fit promptement place à la joie, lorsque Louis vit l'occasion si belle " d'avoir enfin « l'Archevêque (2) ». ^l Saluez pour moi votre maître, « dit-il à Herbert ; encore qu'il se voie délaissé par « le monde comme par ceux qui sont morts au monde, « assurez-le que moi, du moins, je ne l'abandonnerai « pas. Qu'il dise quelle ville, quel château, quelle « résidence il choisit dans nos domaines, et tout y ft sera prêt pour le recevoir. »

Herbert rapporta sans perdre de temps l'heureux message à Pontigny ; mais il y était à peine arrivé que le Roi lui-même se présentait aux portes de l'abbaye. Introduit au chapitre, où tous les moines s'étaient assemblés avec le primat d'Angleterre, Louis remercia Guarin de Galardin et ses religieux de l'hospitalité qu'ils avaient donnée à sa Seigneurie : 'i. ^^ous avez « ainsi fait grand honneur au royaume de France, « ajouta-t-il ; mais désormais je ne veux plus que

1. Luchaire, Etude sur les actes de Louis VII, page 62. Ce détail a son importance, car il donne toute vraisemblance au récit de Garnier que nous allons suivre, et qui seul des divers biographes mentionne la venue du Roi à Pontigny.

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