‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 250 sur 372 · I. Voir l'appendice, note C · texte numérisé non relu

I. Voir l'appendice, note C

4o8 SAINT THOMAS DE CANTORBÉRY

de la part du Roi, Renaud Fitzurse ni ses complices n'eurent à subir aucune rigueur; Moreville, qui était juge itinérant, ne fut pas maintenu dans sa charge pour l'année suivante, il est vrai (i); mais nous ne voyons pas que ni lui ni les trois autres chevaliers aient été davantage inquiétés par la justice royale (2). Henri se borna à leur conseiller de passer en Ecosse, et nous savons par ailleurs qu'en effet les quatre chevaliers tentèrent ce moyen de se dérober à l'orage ; mais le Roi Guillaume le Lion et ses sujets refusèrent de les recevoir et les obligèrent à repasser la frontière. Les meurtriers paraissent alors être revenus au château de Knaresborough, dans le comté de Cumberland, et s'y être fixés pour quelque temps ; un auteur qui fut leur contemporain assure qu'ils allèrent ensuite demander l'absolution au Pape, lequel leur imposa un temps de service en Palestine (3). Nous savons avec certitude, par une lettre de Herbert de Bosham, qu'au moins un d'entre eux se fendit auprès du Saint-Père dès l'année 1171 ou dans les premiers mois de l'année suivante (4) ; ce fut Guillaume de Tracy, que le repentir poussait aux pieds du Pontife romain. Déjà il avait confessé son crime à l'évêque d'Exeter, auquel Alexandre III

1. Stanley [HistoricaJ Memorials of Caiiterbury, xu'"^ éd. page 107).

2. Stanley affirme, d'après ranonvme de Lansdown, qu'ils accompagnèrent le Roi dans ses chasses, comme à l'ordinaire ; mais l'anonyme ne va pas si loin.

3. Rad. de Diceto, t. i, pag. 346. — Materials, t. iv, p;ig. 163. — Cfr. Ibid. Pref. pag. xvi, note i, âge du mscr. (xn" siècle).

4. Materials, t. vir, pag. 510. Herberti ad cardinales Albertum et ïheodwinum ep. « Id in primis ». Cette lettre fut écrite aux deux cardinaux pendant leur séjour en Normandie, alors que Henri II se trouvait en Irlande. Ce témoignage fort important a échappé aux divers auteurs qui ont traité la question qui nous occupe ici. Il s'accorde pleinement et explicitement avec celui de l'anonyme de Lansdown (loc. cit.).

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