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de la basilique (i; ; un chevalier d'Auvergne, nommé Jean Scot, atteint de la lèpre, demeura même six mois à Cantorbéry et n'en sortit que bien guéri, comme l'attesta l'évéque de Clermont. D'autres recommençaient leur pèlerinage quatre et cinq fois, jusqu'à ce qu'ils fussent enfin exaucés (2). Mais quand ils se relevaient et sortaient sains et vaillants de la crypte, lorsqu'ils y rentraient pour rendre grâces à leur libérateur, la foule des autres pèlerins les accompagnait de ses acclamations, et leur faisait cortège en bénissant le Seigneur et son martyr.
Nul ne quittait Cantorbéry sans emporter l'ampoule d'étain qui était devenue « l'enseigne » des pèlerins de saint Thomas, et qu'ils portaient au cou, remplie d'eau mélangée d'une goutte du sang du puissant thaumaturge. Aussi vit-on promptement s'établir dans la ville des ateliers spéciaux pour la fabrication de ces ampoules, qui ont aussi elles leur histoire (3). Elles ouvraient aux pèlerins les portes des maisons où ils demandaient l'hospitalité pendant leur voyage, et pour solder leurs hôtes ils donnaient parfois quelque peu de l'eau sanctifiée. Dans d'autres circonstances elles rendaient des services d'un ordre différent; ainsi un pèlerin à qui l'on avait volé quelques pièces de mon-