‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 291 sur 372 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

naie, fut fort surpris d'entendre tout en marchant un son métallique dans l'ampoule qu'il portait au cou ; il l'ouvrit et y trouva précisément l'argent qu'on lui avait soustrait (i) Un autre jour ce fut un petit irlandais qui éprouva une mésaventure fort désagréable; étant venu en pèlerinage à saint Thomas, il désirait beaucoup ne pas repartir sans porter comme tout le monde son ampoule ; mais n'ayant pas d'argent pour en acheter, il alla naïvement conter son embarras aux religieux qui se trouvaient à la garde du saint -tombeau. Les bons moines lui donnèrent une petite pièce pour se procurer ce qu'il souhaitait si fort, et l'enfant se présenta chez un des marchands où il y avait précisément plusieurs clients ; mais voyant l'ouvrier, occupé avec d'autres acheteurs, laisser tomber un de ces objets sans y prendre garde, le petit malheureux trouva plus commode de se l'approprier en gardant l'argent des moines; puis il alla se mêler à ses camarades, tout fier de porter au cou son enseigne. Il dut bien vite en rabattre, car le cou se mit à enfler de telle sorte qu'il fallut avouer le larcin et restituer sur-le-champ sous peine de mourir étouffé (2).

De retour au foyer, les pèlerins suspendaient avec

l'autre face de Tampoule, quatre chevaliers armés attaquent un archevêque dont on distingue la mître et le pallium, et cette scène caractérise nettement le petit objet dont Torigine autrement eût été assez douteuse. Selon l'opinion du collectionneur, qui fait autorité en la matière, l'ampoule a été fabriquée en Angleterre, et elle date au plus tard des premières années du xia*^ siècle ; ajoutons qu'elle ne peut non plus être antérieure à 1220, date à laquelle la grande châsse de Cantorbéry apparut aux j'eux des pèlerins ; nous avons donc là un des premiers modèles qui furent exécutés après la translation des reliques.

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