Ibid. pag
^■y^ SAIXT THOMAS DE CANTORBERY
dit pendant la nuit de terribles craquements dans ce meuble ; effrayé, il sauta de son lit et fut se cacher dans quelque cabinet, sans y rien gagner, car ce furent alors des coups violents frappés dans les murs du réduit. Tremblant de peur il conta son aventure à l'archidiacre, qui comprit l'avertissement, et s'empressa de porter les reliques à un monastère de vierges situé près de Bapaume, où de nouveaux miracles se produisirent sans tarder fi).
Tel était l'empressement des fidèles qu'il se trouva des gens pour faire commerce de prétendues reliques de saint Thomas, avant même la canonisation. Un de ces imposteurs, originaire de Kent, et attaché quelque temps à la maison de l'Archevêque, eut la mauvaise fortune de tomber entre les mains de Herbert après avoir parcouru la France ; le fidèle ami de Thomas Becket se hâta de dénoncer le faussaire, et d'en écrire aux moines de Cantorbéry pour les mettre en garde (2).
Les chefs de l'Église donnaient à leurs peuples l'exemple de la dévotion aux reliques du martyr en les employant pour la consécration des autels ; Pierre de Celle nous apprend qu'il s'en trouvait à Reims dans un des autels de l'abbaye de Saint-Rémi (3); et en 12 [8, le cardinal évêque d'Albano en plaçait une autre dans celui qu'il dédiait à saint Thomas dans la crypte du monastère des saints Boniface et Alexis au