‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 299 sur 372 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Mont-Aventin (i). Car en effet des autels s'élevaient de tous côtés en l'honneur et sous le vocable de saint Thomas de Cantorbéry, à l'abbaye de Saint-Laurent de Liège (2), dans celle de Préaux, à Barfleur où la consécration fut accomplie par les mains de l'archevêque Rotrou de Rouen (3), puis dans la belle collégiale de Saint-Omer (4) ; à Pontigny, où les cisterciens ajoutaient à leur vaste église une chapelle dédiée à celui qu'ils avaient recueilli dans sa détresse (s); à Sainte-Colombe, où les bénédictins lui consacraient le petit oratoire dans lequel il s'était si souvent retiré pour prier en secret. On doit une mention particulière à l'autel que fit élever le moine Bénédict, premier compilateur des miracles de saint Thomas et 4)rieur de Sainte-Trinité : en quittant son monastère pour prendre la crosse de Peterborough il emporta les dalles qu'avaient teintes le sang du martyr, et en composa une table d'autel qui sans doute n'aurait pas eu besoin d'autres reliques, si les règles de la liturgie eussent pu prévoir un cas aussi spécial.

D'autres monuments attestaient avec plus de force encore les sentiments de vénération du peuple chrétien envers saint Thomas de Cantorbéry et le culte qu'il vouait au martyr. C'étaient des églises, plus ou moins considérables, élevées sous son vocable, à Crespy-en-Valois par le comte Philippe de Flandre, sur la colline de Fourvières, à Paris même, où

1. Félix Nericius, abbas hieronymianus, De tcmpîo et cœnobio SS. Bonifacii et Alexii, page 220.

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