‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 300 sur 372 · Guil. Cant. pag · texte numérisé non relu

Guil. Cant. pag

4. Deschamps de Pas, Cérenionies religieuses dans la collégiale de Saint-Omer au xiii' siècle, pages loi et 105 ; « Capella S' Thomas martyris, fundata in sinistra parte navis ecclesiae. »

5. Abbaye de Pontigny, parle B"' C. des Barres, page 34. plan.

Robert de Dreux frère du Roi Louis VU fonda la collégiale qui s'appela Saint-Thomas du Louvre, et qui perpétua jusqu'aux jours de la Révolution le souvenir de la guérison de Philippe-Auguste. En Normandie et dans le Poitou, en Irlande, et jusque sur les bords de la Baltique (i), le martyr de Cantorbéry compta des sanctuaires plus ou moins somptueux avant que le xii' siècle eût pris fin. En Angleterre et en Ecosse il y eut même des monastères fondés sous son patronage, et qui devaient leur origine à des personnages mêlés à son histoire. Ainsi Richard de Luci établissait sur sa terre de Lesnes un prieuré de chanoines réguliers, en expiation de ses torts envers saint Thomas (2). Dans les premières années du xiif siècle, vers 12 10, s'éleva sur un long promontoire qui s'avance dans le canal de Bristol le prieuré de Woodspring, fondé par Guillaume de Courtenay; ce seigneur paraît avoir été petit-fils de Guillaume de Tracy, et bâtit en l'honneur de la Sainte-Trinité, de Notre-Dame, et de saint Thomas, ce monastère auquel la fille et la petite-fiUe de Richard le Breton donnèrent des terres pour obtenir la protection du glorieux martyr. Dans le comté de Derby, le prieuré de Beauchef fut fondé dans la même intention (3); et sur les rivages escarpés de l'Ecosse, au comté d'Angus, Guillaume le Lion éleva l'abbaye d'Aberbroath, 011 il voulait reposer. Cette fondation eut lieu en 1177; le vaillant prince, obligé de remettre aux mains du Roi d'Angleterre plusieurs de ses meilleures forteresses, voulait au moins en donner une au véritable vainqueur de la journée d'Alnw^ick.

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