‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 301 sur 372 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Dans ces églises, et dans beaucoup d'autres plus ^anciennes, des peintures ou des sculptures proclamèrent la gloire de saint Thomas, et quelquefois rappelèrent des circonstances de sa vie. Ainsi Tévêque •de Bayeux fit-il sculpter au tympan du portail de sa cathédrale la scène des conférences de Bur dont il avait été peu auparavant le témoin ; ainsi les verrières des cathédrales de Chartres, d'Angers, de Sens, 4e Chester, retracèrent-elles l'histoire de l'illustre martyr; à Montréal, en Sicile, une église commencée ■en II 73, l'année même de la canonisation, fut ornée d'une splendide mosaïque où saint Thomas de Cantorbéry figure à une place d'honneur. Dans beaucoup d''autres églises plus modestes, des deux côtés du •détroit, on reproduisit sur les murs, sur les autels, sur les tombeaux, quelque scène qui rappelait saint Thomas, le plus souvent celle du martyre, mais parfois quelque épisode intéressant pour l'histoire locale.

Il n'est pas besoin de dire que l'enluminure pas plus que l'orfèvrerie ne demeuraient en arrière, et sur les livres de chœur on peignait saint Thomas, on le représentait sur les émaux des châsses, tandis qu'Adam de Saint- Victor le chantait à l'égal des plus grands saints de l'Église. Jusque sur les plages de la Palestine son nom retentissait, et au début de cet •ouvrage nous avons dit comment prit naissance le surnom de saint Thomas d'Acre, sous lequel le martyr de Cantorbéry commença à être connu à la fin du xii'' siècle (i). Il serait impossible d'énumérer tout ce que le génie chrétien sut produire pour rendre gloire au champion de la liberté de

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