‹ Saint Thomas de Cantorbéry (volume 2)Chapitre 344 sur 372 · Lettre « Quanto te » ; loc. cit · texte numérisé non relu

Lettre « Quanto te » ; loc. cit

4. Les textes donnés par les Materials ne sont pas d'accord sur ce point (v. t. V, pag. 248, lettre de saint Thomas au Chancelier de Sicile, « Probabile siquidem » ; t. vr, pag. 396, lettre à l'archevêque de Syracuse, « Multam nobis »}.

Thomas qu'il envoya un de ses neveux étudier à Reims (i) ; ce ne pouvait guère être que Jean, fils de Rohesia. Il semble de plus que c'était un jeune enfant ; car son oncle insiste pour qu'on « l'oblige » à suivre les cours de grammaire, c'est-à-dire de littérature. Nous perdons ensuite toute trace jusqu'au xv" siècle. En 144 1, Charles VII anoblit un de ses archers, nommé Jean Becquet, lequel était monté le premier à l'assaut de Pontoise et avait puissamment contribué à écarter les Anglais de la brèche (2) ; ce vaillant soldat était natif de Rouen; ce qui, à la date de 1441, rend assez singulier le fait de sa présence dans les rangs des Français. Attendu le soin que l'on mettait, au moyen âge, à perpétuer dans les familles les mêmes noms de baptême, peut-être pourrait-on supposer que le nouveau chevalier descendait du neveu Jean que nous avons signalé plus haut, et dont il n'est séparé que par deux siècles ; c'est une simple conjecture. Le fait de son origine normande a plus de valeur pour le distinguer d'une autre famille Becquet dont on trouve des traces dès le milieu du xii^ siècle dans le nord de la Picardie (3); sachant dans quelle contrée était né le héros du siège de Pontoise, nous pouvons croire avec quelque certitude à une communauté d'origine entre lui et Gilbert Becket, père de saint Thomas. La famille de celui-ci n'était pas tout entière passée en Angleterre au xii'^ siècle, Fitzstephen le fait assez comprendre au début de la biographie qu'il a écrite. Il ne serait donc pas surprenant que des cousins de saint Thomas se fussent trouvés aux environs de Rouen même au xv* siècle.

La Flandre possède des titres plus certains. En 1701, Jacques Tyrry d'Athlone, héraut d'armes de la cour d'Angleterre, établit une généalogie qui rattachait à la famille de saint Thomas trois frères qui portaient en Artois et en Flandre les titres de seigneurs du Beffe, de MouIin-le-Comte et de Saleppe. Sur le vu de ce travail, des lettres patentes furent délivrées au nom de Louis XIV en 1704 à Philippe-In^ançois Becquet, seigneur de Saleppe, premier conseiller pensionnaire de Douai, lettres qu'enregistra le parlement de Tournai, et dont l'original se trouve aujour-

1. Materials, t. v, pag. 258. Lt'ttrc au doyen Foulques <^ Audita promotione ».

2. Lettres d'anoblissement. Mémoires lus à la Sorboiiiie, 4, 5, 6 avril 1866 (Histoire), t. v* de la collection, page 142. Les armoiries sont reproduites.

3. Histoire de l'abbaye de DoiiiDiartii/. par le Baron A. de Calonne

:i875), pag. 284.

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