‹ Saint Thomas de CantorbéryChapitre 132 sur 294 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

tamment l'étole, d'une manière ostensible. Était-ce pour les raisons mystiques invoquées par Herbert de Bosham ? Nous croyons bien plutôt, avec l'auteur du Q^uadriloguc [i], que l'Archevêque voulait être toujours prêt à administrer le sacrement de confirmation. Alors, en effet, la coutume n'était point d'attendre ni de procéder comme il est ordonné de nos jours. Les évêques administraient le sacrement partout où l'occasion se présentait^ fût-ce au cours d'un voyage ; et tels prélats y mettaient un empressement si grand qu'au rapport de Benédict, ils ne descendaient pas même de cheval. Thomas, du moins, prenait le temps de mettre pied à terre ; mais il conférait le sacrement même sur le bord du chemin, si on amenait là un enfant pour l'attendre au passage. Dans plusieurs endroits où il s'acquitta ainsi de ses fonctions de pasteur, des croix furent plus tard élevées, et des miracles s'accomplirent à leur ombre. Lorsque vinrent pour lui les jours de l'exil, ne se trouvant plus dès lors sur des terres soumises à sa juridiction ordinaire, Thomas Becket ne porta plus rétole ; mais rentré à Cantorbéry, aussitôt il reprit son ancienne coutume, laquelle ne serait plus recevable aujourd'hui. Car le Souverain Pontife seul conserve maintenant le privilège de porter toujours l'étole, comme pasteur unique de l'unique bercail (2).

Nous connaissons maintenant assez la vie, tout entière vouée à Dieu, que menait Thomas Becket; il y sera

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