SOUVENIRS DE SAINT THOMAS DANS LES FLANDRES
M. l'abbé Destombes a relevé tous les indices et tous les souvenirs qui sont demeurés du passage de saint Thomas Becket dans les Flandres. (Vie des Saints des diocèses de Cambrai et d'Arras, t. IV, pag. 167-171^). Pour la commodité des lecteurs qui n'auraient pas à leur portée l'ouvrage du savant hagiographe, nous donnerons ici la substance du chapitre qu'il a consacré à saint Thomas, en y joignant quelques remarques,
Bourbourg est d'abord signalé comme un des lieux où passa le primat d'Angleterre en se rendant à Clairmarais. Mais étant donné qu'il prit terre à l'ouest du village d'Oye, il n'est pas possible d'admettre que ce soit en se dirigeant vers l'abbaye cistercienne que saint Thomas ait visité Bourbourg, situé sur la rive droite de l'Aa, tandis que le fugitif demeura sur la rive gauche jusqu'au moment où il remonta en bateau le cours de la rivière. Voici encore d'autres localités qu'il aurait visitées : l'abbaye d'Anchin, où il laissa une chasuble verte avec chape, dalmatique et tunicelle de même couleur. L'abbaye de Marchiennes, où il laissa pareillement un pallium, une croix ornée de perles et renfermant des reliques, enfin un pontifical aujourd'hui conservé à la bibliothèque de Douai, ms. n" 94. Sur la première page de ce volume on lit ces mots, écrits par un bibliothécaire du monastère : « Pontificale hoc « ad usum ecclesiarum anglicarum récépissé nos a S. Thoma Can- « tuariensi traditione constanti habemus. » Nous ferons tout-àl'heure quelques remarques sur ces divers objets et sur d'autres que nous allons rencontrer encore. Arras était riche en souvenirs de ce genre ; à Saint- Vaast l'on conserva longtemps un calice d'or dont saint Thomas se serait servi ; à Saint-Antoine on lisait une inscription française affirmant que le martyr avait célébré la messe dans cette église. Près de l'église Sainte-Madeleine une fontaine existe encore aujourd'hui, dite Fontaine de saint Thomas, et dont l'eau était regardée comme un remède puissant contre la fièvre. Lors des
fêtes de la béatification de Benoît-Joseph Labre, Timage de cette fontaine figura dans la procession magnifique où tous les saints les plus vénérés dans le diocèse faisaient cortège au Bienheureux. A Dixmude se voient encore aujourd'hui une chasuble et un calice de saint Thomas. A l'abbaye d'Auchy-les-Moines, l'oratoire de l'abbé était l'objet d'une vénération toute particulière parce que la tradition affirmait que saint Thomas y avait célébré la messe. A Blangy, un anneau d'or enrichi d'une grosse topaze était un souvenir du martyr. A la Motte-au-Bois, près Cassel, un autel lui était dédié, qui renfermait quelques-unes de ses reliques. A Lille, rue d'Angleterre, n° 8, se lit encore une inscription placée sur la façade d'une maison : « Sancto Thomc-e Cantuariensi hujus aedis « ■qii'ôi^da'ni' h'6'sçiti, sit laus, honor, et gloria. » Dans l'église de Bealic'ani'j^s-èli-Weppes l'on conservait une écuelle de bois, qu'un paysan -avait uri jour présenté au saint pour étancher sa soif. To\itiiar-'-^éût'^àss'érpour la ville la plus riche en traditions relatives'à èaiht'Thbhlas'.- Au monastère de Saint-Nicolas-des-Prés et à SaiM^Méd'ard;'i''Ai-ch'êvê(que de Cantorbéry avait été reçu au cours de ses voyages. La cathédrale était un vrai sanctuaire de saint Thomas' Beckdt-.^ 'les 'Vitraux redisaient la scène de son martyre; unë''èh?isiit)fe'-'rtfug^e,d'aTijt/ta 'donnée à Saint-Médard, était arrivée au trésor" de la cathédrale;" d'bù elle est passée à celui des Pères Jésuites de la mèwié ville: Dèé'ï'^ëpoque même de la canonisation du^âifit^, tiWlaii^eP'ïûiftit'^léfë^'dàHs l'église cathédrale, entre les pilier:^' d'ëla'éih'qii:ièmè-ti-à\'^èè, (d'é'?è'ëi-vi par trois chapelains.
Nous ne- parlons' ici que des' sôtrv'êïiirs et des traditions de la Fla'iik!^è,^'4tt'rësefVMii p6ià'f-*'ÙH' ^iitt^'^dhapitre ceux que d'autres pays'dôhs'éHstiè'Ht'b-hêf-ymefTltJ.''>(l-'aiè'ii8ui'tie pouvons terminer sans remarquer' que les trkditibWs'^'ù'é-niéntibhhées n'ont pas toutes une égaÏ€'-> v^îêlirP'Pfises' d^S'lfeui-'''eflsè'riibré' et' par leur multiplicité mêi^éV^'toys- ''éérhbléht 'bïëh ' WfeMët''^qû Thomas Becket
visita là Fl!an'dfë;'5ânV dbute à tàlsott cîes' relations suivies qu'il noua avec ïe -bômïe Philipi)'d;'''aïrfsF'CLtie',nbus le disons ailleurs. Mais ■était-iil albré en piôSitioriid^HïohÏÏér lîtféî-âlèment ici un anneau précîeù'f/ là-' 'ùh' riche'' m^nûScWt,''àiliëùt's^ croix enrichie de
perlés; ô-ti uîi assbrtihîerit côrnplet "d'ij^n'ertiënts' pontificaux? Non, certainement. Gés dons he p'otivâïent "prôvéhir ni du fugitif qui arriVaii^saftè^reéSï^iîrëé's^âiCfeiTHiyrMs'i^^^^ ni de l'exilé
qui Vivaif pauvre '-^ùr 'la' tëî-re''ae 'Franciis; bù' il' rie mangeait que le paiil de beau'éoifpl
plus' véridîquë." Qtlaiif alix^'^ùtrey^ ù'è^ï^'lës "accefitc volontiers si oh consent à les ramener à la même mesure, si au lieu