ADDITION
A la page 114, nous nous demandions quel pouvait être le « Magister G..., » dont Thomas Becket recherchait les discours, Sermones ; nous devions avouer notre impuissance à éclaircir ce point, d'ailleurs peu important. Nous n'y reviendrions pas, si un hasard singulier ne nous avait fourni la solution probable de cette petite difficulté, au moment même où nous achevions l'impression du présent volume. Le ms. n° 50 de la bibliothèque de Saint- Omer nous donna, en effet, un ouvrage intitulé : « Sermones Gille- « bcrti ahbaiis super Cantica Canticornm post sanctnm Bernar- « dum. » Ecriture du xv^ siècle. Or, il s'agit ici, nous dit une note ajoutée postérieurement, de Gilbert, moine cistercien, disciple de saint Bernard, et qui fut abbé de N.-D. de Swinshed, au diocèse de Lincoln. Ce monastère était de la filiation de Clairvaux, et connu sous le nom de Monastère de Hoilande, du nom de son fondateur, Robert de Hoilande. Gilbert, dont il est ici question, mourut vers 1 166, et il était contemporain de saint Thomas Becket. Parmi les personnages que nous savons pouvoir être désignés par l'initiale G à la même époque, c'est le seul dont les œuvres soient intitulées « Sermones »; il était alors en grande réputation. Il nous semble donc au moins très probable que les « Sermones '< Gilleberti abbatis » sont bien ceux dont le Chancelier d'Angleterre demandait une copie à Pierre de Celles, qui, n'étant pas éloigné de Clairvaux, pouvait avoir occasion de faire exécuter cette transcription.