‹ Saint Thomas de CantorbéryChapitre 29 sur 294 · CHAPITRE III 4 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE III 4 I

gleterre par les pouvoirs apostoliques délégués à Henri de Blois, rendit plus aigûe la contestation séculaire. L'évêque de \\^inchester, et l'archevêque d'York qui devait être plus tard honoré d'un culte sous le nom de saint Guillaume, unissaient leurs efforts contre le primat de Cantorbéry ; la question de prééminence était devenue connexe à celle de la légation. Thibaut en prit occasion de pousser plus activement les négociations entamées dix-huit mois auparavant, et Thomas Becket se rendit à Rome pour la seconde fois. Il n'est pas douteux que dans ce nouveau voyage il ne soit passé par Clairvaux: tout l'y invitait. Non-seulement l'appui de saint Bernard était d'avance acquis à Thibaut, nous le savons ; mais de plus, le successeur de Lucius II était, depuis le 27 février 1143, -^^ Bienheureux Eugène III, naguère moine cistercien et disciple du saint abbé de Clairvaux. En fait, nous voyons que celui-ci écrivit au Souverain Pontife une lettre que Thomas avait été certainement chargé de solliciter. Avec toute la véhémence que saint Bernard apportait souvent dans ses attaques ou dans ses plaidoyers, il prit le parti de Cantorbéry et n'épargna pas ses adversaires, en recommandant au Pape la cause que Thomas allait soutenir, « C'est toujours la vieille querelle à propos du titre de « légat », s'écriait-il (i).

Un tel protecteur, de telles recommandations, facilitaient à coup sûr la tâche du négociateur. Bien que les chroniqueurs ni les biographes ne disent rien du succès de ses démarches, il est certain qu'elles réussirent ; car dès l'année 1148, nous verrons l'Archevêque Thibaut ne pas reculer devant de graves mesures que pouvait seul prendre le dépositaire de l'autorité apostolique.

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