‹ Saint Thomas de CantorbéryChapitre 31 sur 294 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

avenir plus ou moins prochain. Un des principaux chroniqueurs auxquels nous devons de connaître Thistoire d'Angleterre se trouvait parmi les familiers de l'Archevêque, à l'époque dont nous parlons ; c'était Henri, archidiacre d'Huntingdon (i). Nous avons déjà nommé Roger de Pont-l'Évêque. Voici encore Jean, qui dans trois ans sera évoque de Worcester. Mais deux noms doivent attirer notre attention, ceux de Roger de Neustrie et de Jean de Cantorbéry, plus tard évêque de Poitiers, puis archevêque de Lyon. Ceux-ci furent bientôt pour Thomas Becket des amis fidèles, et entre ces trois hommes s'établit une intimité qui produisit des résultats importants. Promptement ils devinrent pour Thibaut des confidents et des conseillers qui prirent sur l'Archevêque une influence prépondérante (2). Aucune mesure importante n'était adoptée sans Tavis de quelqu'un d'entre eux. On comprend aisément quelle responsabilité dès lors était la leur, car la cour de Cantorbéry tenait une place considérable en Angleterre, au regard des affaires politiques aussi bien que des choses de l'Église. Nous en avons dit assez déjà pour n'avoir pas besoin d'insister sur ce point.

Or, des trois conseillers que nous venons de nommer, Thomas était sans contredit le plus influent. Il avait alors trente ans. Ses succès en cour de Rome lui avaient conquis définitivement la faveur du primat ; mais les qualités aimables et brillantes du jeune clerc étaient bien aussi pour quelque chose dans l'ascendant qu'il avait pris sur son maître. D'autres prélats en subissaient également le charme, lorsqu'ils venaient auprès de l'Archevêque, et la confiance du métropolitain les engageait à honorer Thomas Becket de leurs faveurs. Ce fut

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