‹ Saint VictriceChapitre 13 sur 101 · I. />i" Laude Satctoruni, cap. \ii, n · texte numérisé non relu

I. />i" Laude Satctoruni, cap. \ii, n

A côté de l'éloquence la poésie avait, en Gaule, les faveurs des maîtres*. Victrice ne paraît pas avoir cultivé ce genre de littérature. La dialectique exerça sur lui un attrait plus impérieux. Pour être devenu chrétien, son esprit n'en était pas moins sollicité par les problèmes les plus élevés de la philosophie. Ces problèmes, il les étudiera désormais à la lumière de la doctrine catholique. Il ne veut plus « se laisser embarrasser par le nœud des syllogismes hypothétique et catégorique », comme il s'exprime, et il fait profession de mépriser « les vains sophismes des philosophes, qui ne sont propres qu'à décevoir*». Mais son dédain ne s'étend pas jusqu'à la philosophie elle-même. Il v a une philosophie qui se moque de la philosophie. Philosopher est encore une manière de faire profession de christianisme. Aussi bien, c'est un besoin de l'intelligence que de chercher la raison des choses, et les plus grands esprits ne sauraient s'v soustraire. Victrice se rangeait parmi les vrais philosophes quand il disait : « La poursuite de la vérité est une volupté pour celui qui cherche'. »

1. Cf. Histoire lifu'raire de la France, t. I, 2" partie, p. 17, II" 26.

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