De Lande Sanctorum, cap. vu, ii" i
2. « Primordia, qiiar generis siint expcilia, ncsciunt dcftairi », etc. Ibid.^ cap. ix, ii" 17.
32 SAINT YICTRICE.
catholique qu'il demandera la solution du prolilème de Torigine des choses. La création, dit-il, est un dogme « contre lequel se brise l'orgueil tles dialecticiens. Il n'en est pas moins clair pour tout le monde que Dieu a l'ait de rien ce qui n'était pas et a tiré les choses du néant'. y> Une telle affirmation marque clairement le progrès que le christianisme avait fait dans les esprits, dès la seconde moitié du iv*" siècle. Pour \ictrice, les dialecticiens qui soutenaient toujours l'éternité de la matière ne formaient déjà plus qu'une quantité négligeable.
Parmi les choses créées, les unes sont périssables, les autres échappent à la loi de la mortalité. « Tout ce qui est formé de princi[)es différents et n'est pas imprégné de l'essence de la source première (<?/ non prinii fonds lùjnore pc/-fiindiliir) est nécessairement caduc. Ainsi le soleil et les astres, la terre et tout ce qui porte un nom de vanité, sont sujets à la corrupiibilité, parce qu'ils n'ont pas un principe spirituel*. » Mais l'âme humaine est d'une autre nature; « principe spirituel, » elle possède, « par une largesse divine, » le privilège de l'immortalité.
Comment apparut sur notre globe le premier