Ibid.y n
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toute parure que les dons divins. Leurs poitrines sont remplies de lu richesse des Psaumes. Il n'y a pas de nuit de vigiles, où ne brille une telle gemme; il n\ a pas de fête religieuse, où n'éclate une telle parure : la foule des chastes fait la joie des saints'. »
Viclrice présente ensuite le reste des fidèles. Voici « les vieillards qui mêlent à leur joie des larmes d'attendrissement ; lii ce sont les mères ofilrant leurs vœux. Cette joie envahit jusqu'à rame des enfants. Vous le voyez, dit-il, tout ce peuple n'a qu'un même sentiment à l'égard de Votre Majesté' ».
Et après avoir entonné, au nom de son église, le credo de l'orthodoxie \ il invite ceux qui l'entourent à faire aux hôtes de la cité une véritable ovation. « Allons! mes très chers frères, offrons aux saintes reliques, avec les paroles des Psaumes, des libations pleines de lait et de miel. Que la sobriété (des moines), enivrée de veilles et de jeûnes, demande le pardon de (nos péchés). Attirons à nous la faveur des saints, pendant que (notre cœur) est tout chaud de leur venue. Vous
I. De Lande Sanclorum, cap. ni. n" 6. a. « Toiius popiiii circa MajesUtem Veslram unus afTeclus. > Ibid., n° 6.
li. Ib'td.^ cap. IV.
aussi, vierges saintes et pures, cliantez ! ciiantez, frappez en chœur, frappez du pied ces sentiers qui mènent au ciel, je veux dire ces (bienheureux) qui jouissent vraiment et pour toujours de la claire kimière du paradis, sans qu'aucun nuage ne les trouble ; oui, frappez-les du pied, planlis teriie^ fatiguez-les de vos assauts'... »
Mais n'y a-t-il pas lieu de craindre que les saints ne dédaignent le modeste asile que la piété des Rouennais leur prépare ? Victrice se hâte de conjurer cette pensée sinistre. « O vénérables, dit-il, ce domicile n'est pas pour vous déplaire, il est digne d être habité par tant de vainqueurs. Là vous trouverez Jean-Baptiste, celui que le Seigneur lui-même estime le plus grand parmi les enfants des hommes; vous y trouverez André, Thomas, Gervais, Protais, Agricole, Euphémie, cette vierge au cœur viril, qui jadis ne piMit pas sous les coups du bourreau. Hrcf, si grande est ici la multitude des habitants du ciel, qu'il nous aurait fallu chercher un autre lieu pour l'arrivée de Votre Majesté, si vous n'étiez tous unis par votre secret et par l'unité de votre puissance. C'est l'un de vos préceptes que la charité n'est pas jalouse, ne s'enfle pas, ne cherche pas son