‹ Saint VictriceChapitre 43 sur 101 · Domicilia passioman. » De Lande Sanclortim, caj). ii · texte numérisé non relu

Domicilia passioman. » De Lande Sanclortim, caj). ii

2. « Bis ad Ralomagciisem sancli veniunt civilalem. » De Lande Sancloruni^ cap. il. On a conclu de ce passage (cf. Ghesquicrc, ouv. cit., p. Sgo, u" 3o) que les reliques étaient entrées une première fois dans la ville avec Elien, pour y entrer une seconde fois avec Victrice. Celui-ci veut dire, selon nous, qu'avant leur entrée réelle dans la ville elles y étaient déjà entrées avec lui une première fois par le de'.ur qu'il avait de les posséder.

déjà fait leur entrée dans notre cœur. Désormais, ils vont honorer l'église de la cité'. »

Pour leur faire une réception digne d'eux, Victrice a convoqué son clergé et tous les fidèles, qu'il fait défiler devant ses hôtes, connue dans une sorte de présentation officielle. Voici d'abord les prêtres, les diacres et tout le clergé inférieur : " Ils vous sont bien connus, dit-il, par leur service quotidien. De gens connus, les hommages sont toujours plus agréables, car celui qui est connu et qui connaît ne commence pas d'aimer, mais acquiert un accroissement d'amour. Tel se présente, pour vous servir, le soldat qui a déjà fait ses preuves pendant longtemps, qui s'est délivré de ses défauts, qui s'est fortifié par le labeur et les veilles ; ce soldat qui convertit le labeur en désir (d'un labeur nouveau), qui ignore le nom de la fortune, qui ne mesure pas cette vie par la brièveté présente, mais par lu félicité éternelle; ce soldat enfin qui a pour habitude desprit de se considérer comme infiniment riche toutes les fois qu'd a les niaius chargées de rcli(jues des saints". »

Puis, vient le défilé des moines, des enfants,

I. CI Modo cclcbiaiit eccicsiam civitatis. » De Lande Saiictorum, cap. ii.

vj. ibid., cap. ii, cl m, ii"' .\ cl 5.

des vierges, des veuves et des continentes. On reconnaît les moines non seulement à leur costume, mais encore h « leur visage émacié par les jeûnes ». Non loin d'eux retentit « la joie sonore des enfants innocents ». Ici, c'est « le chœur des vierges dévotes et sans tache », reconnaissable à rinsigne de la croix qu'elles portent'. Là, c'est a la multitude des veuves et des continentes, tout à fait dignes d'entrer dans ce cortège, car leur vie est d'autant plus splendide que le sort humain leur a fait une condition plus dure. Tout ce monde honore volontiers les saints et n'a guère d'autre souci* ».

Victrice s'arrête avec quelque complaisance sur le groupe des vierges et des veuves, dont la simplicité, on le sent, a pour lui un charme particulier. « Ici, pas de vêtement qui jette des éclats de pourpre tyrienne ; pas de flots d'une soie qui se fronce et se plisse dans une démarche étudiée; pas de perle, pas de cercle d'or. Les choses humaines inspirent du dégoût à qui sait apprécier les divines. Elles marchent donc toutes pures, ces femmes qui ne respirent que le parfum de la chasteté ; elles marchent n'ayant pour

1. « Yirginum chorus crucis portât iusigne. » De Laude Sanctorum, n" 5.

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