‹ Saint VictriceChapitre 48 sur 101 · I. De Laiidf Sanctonun, cap. xir, n" aG · texte numérisé non relu

I. De Laiidf Sanctonun, cap. xir, n" aG

SOUS vos veux pendant que vous me suivez'. » Après avoir lait l'éloge de la foi, qui est le principe et le gage de toutes les victoires, et engagé ses auditeurs à méditer chaque jour les exemples de courage et d'iiéroïsme que les martyrs leur donnent', Victrice s'écrie : « Ne différons pas davantage les désirs des saints. Pourquoi tarder? Que ce palais s'ouvre aux divins martyrs ; qu'on joigne leurs reli(pies et qu'on joigne leurs faveurs ; qu'on réunisse enfin ces prémices de la résurrection. » Et il ajoute finement à l'adresse de ceux qui peut-être l)lâmaient ses desseins d'arcliilecte : « Ce n'est pas sans raison que, bâtisseur intrépide, j'ai élargi cette basilique. L'arrivée des saints justifie mon ambition. Celaient eux qui, par la raison secrète de mon désir, se faisaient préparer un palais. Oui, sûrement, c'étaient eux. Nous avons jeté des fondements, nous avons prolongé les muntillcs, et aujourd'hui nous apprenons dans quel but notre œuvre prenait cet accroissement. C'est pourquoi tous les relards ont été réprouvés. On est encore trop paresseux et trop lent, à mon gré. J'éprouve du plaisir à rouler de mes mains eth porter sur mes épaules d'énormes pierres. Que la terre boive

Page 1