Ibid., cap. vii-x
tautinople comme à Rome, partout où ils résident, ne fût-ce que sous la forme d'une fine poussière ou d'une goutte de sang'.
Voici donc nos avocats ; c'est l'heure de s'adresser à eux pour obtenir miséricorde. Ils intercèdent pour nous ; ils nous donnent l'exemple des vertus les plus hautes ; ils combattent avec nous contre les ennemis de notre salut*. Méditons leur histoire ; qu'il ne se passe pas de jour sans que nous nous entretenions de leurs exploits. Mais ce n'est pas le moment d'y insister, Il faut ouvrir aux martyrs les portes de la cathédrale qui doit les posséder. Et Victrice clôt son livre (ou son discours), en exprimant l'espoir que les saints qu'il honore ainsi en inviteront d'autres à venir les rejoindre^.
Cette brève analyse ne peut donner qu'une idée fort incomplète de l'ouvrage. Sans parler des pages d'éloquence qui n'y sont pas rares, on y rencontre une thèse sur le culte des saints, où l'auteur déploie tout son talent de philosophe et toute sa science de théologien. L'évêque de Rouen vise alors plus particulièrement « les dialecticiens, » qu'il entreprend de convaincre. Mais ce