ViUi Martini, cap. iv et v, loc. cit., col
2. « Fer iusiguem concilio militari diem ». Paulin, Ep. xviiij u" j.
surprise : « Voici mes armes, clit-il au tribun, je veux désormais me mettre au service du Clirist; je quitte ces armes de sang' pour revêtir des armes de paix ; déliez-moi des serments qui m'attachaient à la milice de César'. »
C'était, en effet, au tribun qu'il appartenait de se prononcer, au moins en premier ressort, sur la demande de Viclrice : c'était lui qui tenait au courant la liste des légionnaires, accordait des permissions, donnait leur congé aux soldats qui avaient accompli leur temps". INIais le cas du solliciteur était singulier, la loi ne le prévoyait pas. Les soldats ne pouvaient recevoir leur congé avant l'expiration de leurs années de service, sauf pour cause de maladie ou à litre de peine ^. Le prétexte de la religion, ohjcctu p'nc religionis'',
1. « Cunctisque miraatibus accuralissimos liabitus ac terribiles apparatiis, repente ohsliipefacLo conversus excrcitu, aule pedes sacrilcgi tribuui luiliticX sacrameuta pcrmutaus, arma sauguinis al)jccisli, ut arma pacis intlueres. » Paiiliu, Ep. xviii, u" 7.