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barbares que les Morins et les Xervieiis. Ils lui ilonnèrent une marque de leur estime en Tinvilant à passer le détroit. Leur Ei^lise nationale était justement en proie à des troubles profonds. Il leur sembla que nulle autorité n'était plus capable que la sienne de pacifier les esprits'.
On ignore la nature des questions qui divisaient à cette date le clergé de la Grande-Bretagne. Le pélagianisme n'était pas encore né. Un passage de l'iiisloire de Gildas, écrivain du vi" siècle, a fait conjecturer, non sans vraisemblance, que Tarianisme, sous Tune de ses formes, après avoir agité le continent, avait fini par pénétrer dans l'île et la bouleverser'. Celait donc sans doute cette queue de l'hérésie arienne que les évêques orthodoxes demandaient à Victrice d'écraser. Le pieux évèquc s'y emplova de toute son âme, et plus tard il se rend le témoignage que, « s'il n'a pas fait tout ce qu'il a dù^ il a du moins fait tout ce qu'il a pu' ». « J'ai inspiré
1. « Pacis me facicndac consacerdotes moi salutaios antislites evocarunt. » De Lande Sauctoruni, cap. i, n" i.
2. « Mansit Ikuc Clirisli cajiitis mcnibrorumque consonantia siiavls, douce Ariana pcrfîdia, atrox ceu anguis, Iransinaiiiia noljis evomens veneua, fralrcs in unum lial)itanics cxiliahile facerct sejiingi... ac sic via facla tians Oceauuiu », etc. De exciJio Dritanniic Lilro (juenilo, caj). ix, cile par Gliesqiiicrc (/<><•. laud,, p. 38g-3()0).