‹ Saint VictriceChapitre 83 sur 101 · I. P. Allard, Julien l'Jpos'.ut, t. F, p. 1 5o cl suiv · texte numérisé non relu

I. P. Allard, Julien l'Jpos'.ut, t. F, p. 1 5o cl suiv

320, 326 et 36i. Mais Julien se hâta de supprimer ces exemptions dès le mois de mars 362. Tout citoyen qui éludait son devoir de curiale eu prenant rang parmi les clercs, dut se l'aire remplacer désormais dans les fonctions municipales ou abandonner ses biens h la curie'. Et cette loi fut plusieurs fois renouvelée dans la suite sous une forme à peu près équivalente ".

Mais il semble que les évèques ne se soient pas toujours soumis scrupuleusement à la législation la plus récente. Parmi les clercs élevés à la prêtrise ou même à l'épiscopat, plusieurs avaient esquivé leurs obligations municipales. Dès lors, les officiers impériaux ne se gênaient pas pour contraindre les violateurs de la loi, au moins le clergé inférieur, même les prêtres, à quitter leur poste pour remplir leurs devoirs civiques, qui comprenaient parfois l'organisation de jeux publics où la décence clirélienne n'était pas toujours respectée.

C'est ce scandale que le pape Innocent, as-

I. Sur tout ceci, cf. Cod. Theodos., lib. XII, tit. i; Innocent, Ep. II, cap. xii, loc. cit., et note, col. 4G6- 467; Salvien, De Gubeniatione Dei, V, 4; Darenibcrg et Saglio, Dictionnaire des a/ititfitifcs grecques et romaines, au mot Curialis.

3. Cf. Cod. Theodos., XII, i, 5o; \\\, 11, 17, 19, 21, 22, et note âans Aligne, P. L., t. XX, col. 467-468.

sisté de ses confrères et notamment de révêqiie de Rouen, demandait h l'empereur Honorius de faire cesser. Honorius paraît avoir fait droit à leur requête. Mais il donna clairement h entendre que dorénavant il ne faudrait pas compter sur une pareille faveur. Les évêques devaient veiller à ce que les fidèles qu'ils admettaient dans les rangs du clergé eussent pleinement satisfait à leurs obligations. Le pape lunocent rappela plus tard celte impériale leçon à Tévêque de Rouen, qui ne l'avait sûrement pas oubliée, mais qui fut chargé de la communiquer à ses collègues de la Gaule*.

Cette leçon n'est pas la seule que Victrice ait rap|)ortée de Rome. Il avait consulté le pape sur plusieurs points de discipline assez délicats, et l'avait [jrié de mettre par écrit les règles suivies en ces matières par l'Eglise romaine. Innocent s'empressa d'accéder à son désir, et lui adressa, en date du i5 février ^o\, une sorte de « monitoire », comme il s'exprime, qui contenait la solution des cas proposés. La plupart des réponses étaient d'ailleurs empruntées h une décrétale du pape Sirice (384-99)''. ^ P''^"- '^ canon viii,

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