‹ Saint VictriceChapitre 82 sur 101 · Ejy. XXXVII, n · texte numérisé non relu

Ejy. XXXVII, n

2. }I<jDorius vint à Rome vers la fin de io3. Sur cette entrée et les fêtes qui suivirent, cf. Claudien, De sexto coiisulatii Ifonorii, d;ins Mon. Gertn. Hisl., .4iictor. anticjttiss,, t. X, p. 23 î et seq.

3. Innocent, Ep. II, ad Victricium, cap. xii, Migue, P. L., t. XX, col. 478.

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une occasion de conflit entre l'Eglise et l'Etat.

La loi interdisait en quelque sorte, du moins indirectement, à nombre de citoyens romains d'entrer dans la cléricatare. Tout habitant libre d'une cité, s'il était fils d'un décurion, ou s'il possédait une fortune de vingt-cinq arpents de terre, faisait, de droit, partie de la curie, c'està-dire du sénat municipal. Or cette dignité était extrêment onéreuse. Les curiales étaient chargés de « la répartition et de la levée des impôts dans chaque ville, sous leur responsabilité personnelle. Impopulaires s'ils réussissent, ruinés s'ils échouent dans cette tâche, enchaînés à la curie au point de ne pouvoir ni sortir de la ville, ni vendre leurs propriétés, ils sont, avec des honneurs mensongers, les plus malheureux des hommes. Dès l'époque des Antonins, on les voit recourir à toutes les ruses pour échapper à leur condition. Au iv'' siècle, ils n'ont qu'une pensée : déserter la curie, dussent-ils fuir au désert ou se cacher dans les mines, les fours à chaux, les huttes des patres, des colons et des esclaves. Dispenser de la curie tous les ecclésiastiques, c'était leur octroyer un privilège énorme* ». C'est pourtant ce que firent, dans une certaine mesure, Constantin et Constant par des lois de

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