JEAN-JACQUES ROUSSEAU
Ayant porte ses entants à l'hôpital, il s’occupe de donner des leçons de tendresse aux mères de famille, fac-similé d une gravure moderne. — Jean-Jacques prétendit établir une morale indépendante de Dieu et de 1 Eglise, dont il attaquait les enseignements; la Révolution, nourrie des principes du Contrat social, a frappé l’Eglise, seul foyer de la vraie charité.
les pi ogres de la médecine et de l’hygiène n’avaient pas encore appris a isole! les malades dans les lits, à proportionner le nombre des hôtes a la quantité d air, enfin à classer les hôpitaux par maladies. Saint \ incent de Paul avait beaucoup contribué à la réforme hospi-
LA POSTERITE
talière ; il lit plus que ne pourront jamais faire les gouvernements et les commissions administratives : il assura le bon service des hôpitaux en les dotant pour toujours des infirmières les plus habiles et les plus dévouées.
Le vaste mouvement de charité qu’il avait créé autour de lui ne s’était pas borné à ses oeuvres. L’impulsion était donnée aux institutions de bienfaisance. Pendant que le vénérable de La Salle fondait
pour les enfants pauvres les Ecoles chrétiennes, l’abbé de l’Epée créait l’institution des Sourds-Muets, suivie bientôt de celle des Jeunes- Aveugles, dont Valentin Haüy fut le fondateur. Les confréries de charité produisirent d’autres œuvres d’assistance spirituelle et corporelle qui prirent la forme des divers besoins du temps. En dernier lieu, l’œuvre des pauvres malades, à laquelle saint Vincent de Paul avait initié les dames de la cour d’Anne d’Autriche, donnait naissance à la Société de charité maternelle fondée sous les auspices de l’infortunée reine Marie-Antoinette. Malgré l’invasion du philosophisme et la frivolité des mœurs, la charité continuait de remplir sa mission au sein de la société chrétienne, et se montrait aussi active que la fausse sensibilité du dix-huitième siècle était impuissante. Les institutions d'alors, solidement établies dans l’Eglise, auraient survécu aux transformations sociales, sans la Révolution qui vint tout détruire.