CHARLES X, ROI DE FRANCE
D’après un croquis de Gatteaux, à la Bibliothèque nationale. - — Deux jours après la translation des reliques de saint Vincent, Charles X, accompagné de madame la duchesse d’Angoulême et de madame la duchesse de Berry, vint se prosterner devant les restes du saint prêtre. «Je viens, dit-il, demander par son intercession le bonheur de mes peuples. »
de soustraire les religieuses à la direction des Prêtres de Saint-Lazare. C’était détruire l’œuvre du saint fondateur. M. Hanon le comprit. Sa résistance était un crime aux yeux de l’empereur. Il fut interné en divers lieux et finalement à Fenestrelle ; là, d’illustres prisonniers, entre autres le cardinal Pacca, l’honorèrent de leur amitié. En même temps, on faisait des tentatives auprès des Sœurs d’Espagne pour les séparer de la maison mère. Saint Vincent veillait sur sa double famille, et deux brefs du Souverain Pontife, Pie ATI, vinrent rétablir la paix
Le 25 avril i83o, à Pari?. D’après une gravure du temps. — I.a citasse était portée par trente hommes appartenant aux associations de Sainte-Geneviève et de Saint-Joseph, qui avaient réciamé cet honneur. 1-5 1 1 e était suivie a’une vingtaine de prélats, des aumôniers du roi, d’un immense concours de clergé, des plus hauts fonctionnaires de tout ordre et d’un peuple innombrable.
et l’union un moment altérées. En 1827, la série des supérieurs généraux recommence avec M. de Wailly, et dès lors l’œuvre de saint Vincent de Paul s’épanouit avec une vigueur nouvelle dans l’extension des deux communautés indissolublement unies sous un même chef.
Un fait éclatant inaugura l’ère nouvelle de charité qui allait s’ouvrir sur les ruines de la Révolution. Le corps du bienheureux Père des pauvres avait suivi toutes les vicissitudes des événements. Exilé aussi de Saint-Lazare pendant la tourmente, il reparut avec gloire au moment où les deux compagnies des Prêtres de la Mission et des Servantes des Pauvres venaient d’être reconstituées selon les règles de leur fondateur. La translation des reliques de saint Vincent de Paul dans la nouvelle maison mère de la Mission, accomplie en grande pompe le 2 5 avril i83o, ne fut pas seulement le triomphe public et solennel de ce bienfaiteur de l’humanité, elle fut comme le point de départ d’une rénovation religieuse dans un siècle qui semblait voué par ses principes et par ses débuts à l’impiété envers Dieu, à l’égoïsme envers l’homme. La réapparition de ces sacrés ossements produisit tout à coup un immense regain de charité. Un nouveau principe de fécondité et de vie sortit du tombeau glorifié de saint Vincent de Paul. Son esprit ressuscita parmi les hommes. Toutes les œuvres de charité interrompues par la Révolution reprirent un essor merveilleux. La vertu du saint développa la miséricorde sous ses formes les plus sensibles, et multiplia tellement les industries de la bienfaisance chrétienne que ce qu’il a fait paraît encore moins que ce qu’il a inspiré. Alors naquit la Société de son nom, qui donna lieu aux inventions les plus variées du dévouement et du bien. A aucune époque peut-être il n’y eut un pareil déploiement de charité.
Parmi les institutions sans nombre écloses en ce siècle, et pour ne parler que de la Prance, beaucoup se rattachent par des liens étroits à la double famille de saint Vincent; d’autres sont nées avec elle et se sont épanouies à ses côtés. Qui les comptera ? La seule nomenclature en serait impossible. Toutes, par des voies différentes et avec des moyens divers, poursuivent le même but. Elles s’étendent à tous les âges, à tous les besoins.