‹ Saint Vincent de Paul et sa mission socialeChapitre 153 sur 236 · LA CRECHE DE L’HOSPICE ACTUEL DES ENFANTS TROUVÉS, A PARIS · texte numérisé non relu

LA CRECHE DE L’HOSPICE ACTUEL DES ENFANTS TROUVÉS, A PARIS

Au-dessus de la porte, on lit l’inscription suivante : « Mon père et ma mère m’ont abandonné, mais le Seigneur m’a îecucilli. » L hospice, desservi par les Filles de la Charité, contient 600 lits; les enfants y sont admis jusqu’à l'âge de douze ans. L hospice des enfants trouvés est une ancienne maison de l'Oratoire supprimée par la Révolution.

Malades des pauvres, dites Petites-Sœurs de l’Assomption, et celle des Sœurs de Notre-Dame pour les femmes en couches.

Dans toutes ces œuvres et dans beaucoup d’autres semblables, qu’il ne serait pas même possible d'énumérer, l’initiative privée a tout fait. C’est le dévouement des congrégations religieuses d’hommes et de femmes, le zèle des prêtres des paroisses, le concours des hommes de bien, la générosité des personnes charitables, qui les soutiennent. L’État et les villes ne subventionnent que les hôpitaux et les bureaux de bienfaisance. Mais ici encore la charité domine, et l’administration ne pourrait rien sans elle. La plupart des hôpitaux et des hospices existaient avant la Révolution et ils étaient l’œuvre du christianisme. Beaucoup ont péri par le temps ou faute de ressources ; dans presque tous le service est confié aux communautés religieuses dont la vocation est de s’occuper des pauvres malades. Les progrès de l’hygiène et de la médecine ont amené les réformes reconnues nécessaires, mais que seraient les asiles des malades si la charité n’y régnait pas avant tout? L’hôpital, ce n’est pas tant l’administrateur qui fait les fonds, le médecin qui ordonne le remède, que la sœur qui soigne, assiste et console le malade. On l’a vu au moment où les idées révolutionnaires firent substituer aux religieuses des infirmières à gages.

Si les gouvernements et les municipalités, avec leurs budgets, ont beaucoup fait pour les hôpitaux, la charité, par les seules ressources des aumônes, s’est montrée aussi active, aussi ingénieuse dans l’organisation des établissements hospitaliers que dans toutes les institutions de secours et de patronage qu’elle a inspirées. Sans compter les maisons de santé des frères de Saint-Jean-de-Dieu et des dames Augustines, qui reçoivent des pensionnaires, il faut citer l’Association des Dames du Calvaire, fondée en 1842 à Lyon par madame Garnier, avec ses hospices des femmes incurables desservis par les pieuses veuves, dont le lien est l’exercice commun des œuvres de miséricorde; l’Asile de Saint-Vincent-de-Paul à la Teppe pour les épileptiques; l’Asile des infirmes à Marsonna, fondé en 1 863 par les Petites-Sœurs de Jésus pour les jeunes filles idiotes; la Maison de convalescence de la Roche-Guyon, due à la libéralité de M. le comte Georges de la

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