‹ Saint Vincent de Paul et sa mission socialeChapitre 152 sur 236 · PATRONAGE POUR LES JEUNES APPRENTIS · texte numérisé non relu

PATRONAGE POUR LES JEUNES APPRENTIS

Le premier fondé à Paris par les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul. Cette œuvre est la continuation de celle que saint Vincent rattachait aux Confréries de la Charité et pour laquelle il avait rédigé de sa main un règlement. — « Le patronage librement offert par les classes supérieures, et librement accepté par les classes inférieures; l'association constituée par le libre concours de tous ceux que rapprochent dans la vie les mêmes travaux et les mêmes peines, et organisée par leur libre volonté; voilà le patronage et l'association tels que la charité les produit et tels que la liberté des sociétés chrétiennes les réclame. » (Ch. Périn : De la richesse dans les sociétés chrétiennes.)

souvent sa chapelle. L’ouvrier participe au gouvernement intérieur du Cercle et veille à ses intérêts. Dans les réunions du dimanche il trouve, avec les secours de la religion, les avantages de l’amitié et d’honnêtes distractions ; muni de son livret-diplôme, il peut parcourir la France et partout il trouve un accueil fraternel, des bienfaiteurs, des camarades. Cette œuvre a grandi depuis 1871, et plus de trois

SAINT VINCENT DE PAUE

cent cinquante villes et bourgs possèdent aujourd’hui leur Cercle catholique d’ouvriers. Le mouvement de réforme ouvrière s’est étendu; dans l’institution des Cercles se montrent les éléments d’une meilleure organisation du travail. Avec M. Albert de Mun, leur éloquent propagateur, et M. Harmel, l’apôtre de l’usine, on entrevoit, au milieu des débordements de l’industrialisme, le moyen de régulariser les excès d’activité, les appétits exagérés d’enrichissement, de ramener la production à ses lois naturelles, de rétablir l’équilibre entre le travail et le capital, l’union entre le patron et l’ouvrier, de convertir enfin l’industrie moderne au christianisme.

Mais il y aura toujours des pauvres, des infirmes, des vieillards dans la société. C’est pour eux qu’est établi l’hôpital; c’est pour subvenir à leurs besoins qu’ont été créées les diverses institutions d’assistance publique, les œuvres les plus variées de secours à domicile. Il n’y avait qu’à continuer ce que saint Vincent de Paul, avec les collaborateurs de sa charité, avait commencé, qu’à imiter ce qu’il avait appris à faire. Les Confréries de la Charité, détruites pendant la Révolution, se sont reconstituées avec la Société de Saint-Vincent-de- Paul, fondée par un groupe de généreux jeunes gens dont le nom d’Ozanam résume tous les noms, et avec l’Œuvre des Pauvres malades, établie en 1840 à Paris, par M. Étienne, supérieur général de la Mission. De la Société de Saint-Vincent-de-Paul, qui a pour but de visiter les pauvres à domicile et de leur fournir des secours religieux et matériels, sont nées les œuvres des Saintes-Familles et de la Doctrine chrétienne, des Fourneaux économiques, de la Marmite des pauvres, des Caisses des loyers; les œuvres des Tutelles et de l’Avocat des pauvres, des Vestiaires, des Bibliothèques ; l’Œuvre de Saint-François-Régis pour la réhabilitation des unions illicites. Aux anciennes confréries de charité se rattachent encore l’Œuvre de la Visite des malades dans les hôpitaux, rétablie après la Révolution; l’Œuvre des Pauvres malades dans les faubourgs de Paris, inspirée à Mgr Langénieux, alors archidiacre de Notre-Dame, par les désastres de la guerre et de la Commune; l’Œuvre des Dames de la Sainte-Famille, sous la direction des pères Oblats de Marie; l’Œuvre des Gardes-

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